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 Sujet du message: La Chine des Lumières
MessagePosté: 31 Aoû 2007, 17:24 
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Bonjour à tous,

J’inaugure ici, comme je l’ai fait pour la botanique, une série de petits textes sur une question qui m’intéresse tout particulièrement :oops: , à savoir la ou plutôt les représentations de la Chine au siècle des Lumières.
Je l’enrichirai de temps à autres, sur des thèmes divers (philosophie, histoire de l’art, histoire des sciences, histoire politique) et j’espère que certains d’entre vous y trouveront de l’intérêt, et éventuellement y participeront pour le compléter. :D

Il s’agit d’un sujet immense, impossible à traiter dans son ensemble de façon satisfaisante : la Chine a constitué, pour ce qu’on appelle traditionnellement les Lumières, un formidable réservoir de connaissances, de fantasmes, de représentations. Devenue très « à la mode » en Europe à partir du début du XVIIIème siècle, suite à son ouverture au commerce maritime et à l’implantation des Jésuites sur son territoire, elle a été pour l’Occident un objet de contemplation, de réflexion et de fascination, de répulsion aussi parfois. A plusieurs titres d’ailleurs, cette « mode » pour la Chine ressemblait à celle qui travaille aujourd’hui le monde occidental : elle avait un peu les mêmes origines (étonnement mêlé d’inquiétude face à un géant économique d‘une richesse et d’une puissance supérieures à celles de l‘Europe, ambiguïté d’une fascination pour une culture aussi ancienne et complexe que la culture occidentale, incertitude face à une partie de l’humanité ressentie à la fois comme très lointaine et très proche, « autre » radical et/ou miroir de soi-même) ; elle a produit un peu les mêmes effets, avec notamment la construction de nombreuses représentations, complexes et ambiguës, de son objet : représentations toujours fausses et même étrangères à cet objet, mais qui ont servi de point d’ancrage à de nombreuses questions essentielles posées par les penseurs des Lumières : nature, histoire et fonctionnement de l’État, rôle de la religion, bases du gouvernement et de l’éducation, nature de l’homme, et j‘en passe.

Comme il est bien entendu impossible de présenter une vue d’ensemble exacte du sujet, je me contenterai d’approches partielles, sur quelques aspects que je connais et qui m’intéressent spécialement. Je commencerai par une courte présentation de quelques sources majeures sur la Chine au XVIIIème siècle, suivie d’un bref (et incomplet) panorama des théories politiques inspirées par la Chine aux philosophes.


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MessagePosté: 31 Aoû 2007, 17:40 
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Aux sources de la Chine (1) : la description de du Halde.


Image

Cliquez sur les images du sujet pour les agrandir.


Pour commencer donc, quelques lignes sur un des ouvrages majeurs sur la Chine publié en France au XVIIIème siècle. C’est un titre assez connu, au moins de nom, mais souvent présenté de façon réductrice comme une "curiosité" alors qu‘il s‘agit de tout autre chose : au moment de sa parution, le livre constituait une somme encyclopédique à visée savante, doublée d’une entreprise apologétique destinée à prouver la bonne foi des Jésuites dans ce qui fut l‘une des grandes controverses religieuses du XVIIIème siècle, la Querelle des rites. Une génération plus tard, il devait devenir la base documentaire et idéologique sur laquelle les philosophes allaient construire, contre ses propres auteurs, le mythe de la Chine « philosophique », de son gouvernement idéal et de sa "religion raisonnable".

Un ouvrage fondamental dans le panorama intellectuel du XVIIIème siècle, au carrefour de quelques-uns de ses courants d’idées les plus importants.

La Description géographique, historique, chronologique, politique et physique de la Chine est une compilation en dix-huit tomes, fabriquée par le père Jean-Baptiste du Halde à partir des écrits (mémoires, lettres, traductions d‘encyclopédies chinoises, etc.) de vingt-sept missionnaires jésuites installés en Chine.

Du Halde n’était jamais allé en Chine lui-même et ne savait pas le chinois. :shock: Mais il a accompli un travail de choix et d’organisation remarquable à partir d’un riche matériau. Tous les aspects de la civilisation chinoise sont traités dans la Description : le gouvernement, les structures sociales, le commerce, la monnaie, les sciences (notamment la médecine) les techniques, la littérature, la religion, la philosophie, etc. L’agriculture et la sériciculture y tiennent une place particulière. L’ensemble est enrichi de nombreuses gravures d’une grande qualité, certaines adaptées de gravures chinoises, et d’une série de quarante-deux cartes des provinces chinoises. On y trouve également la première carte de la Corée, dessinée par Jean-Baptiste Régis. :bravo3:

Image


La Chine est présentée comme un pays admirable par sa beauté naturelle et sa culture. :P Les Chinois, gouvernés selon un système « raisonnable » par une élite « éclairée » :shock: , y jouissent d’une existence idéale au sein d’une société harmonieuse régie par la philosophie naturelle. :roll:

Cette vision idéalisée obéissait à des fins apologétiques précises : justifier l’extension de l’effort missionnaire en Chine, et surtout expliquer le choix des jésuites de s’intégrer à l’ordre mandarinal. Si le but poursuivi ne fut pas atteint (les missions furent supprimées peu de temps après la parution de la Description), l’Europe allait tirer de l'ouvrage pour un siècle l’image d’une Chine parée de toutes les vertus. :shock: La traduction rapide de la somme de Du Halde dans les principales langues européennes (dès 1738 en anglais) allait contribuer à l’extension de cette vision. L’engouement pour la Chine, sa civilisation et son peuple ne cesserait qu’au XIXème siècle, lorsque les visées expansionnistes des nations européennes entraîneraient la formation d’un discours raciste sur les Chinois et la fabrication d’une "peur" de la Chine, qui remplacerait peu à peu la fascination qu'avait éprouvée les Lumières.
Mais c’est un autre sujet, sur lequel je reviendrai plus tard. :wink:

J’ajoute que la Description a bénéficié voici quelques années d’une étude passionnante de la part d’Isabelle Landry-Deron, La preuve par la Chine. La Description de J.-B. Du Halde, jésuite, 1735 (Paris 2002).

Quelques illustrations pour se faire une idée...

Image Image Image


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MessagePosté: 31 Aoû 2007, 19:18 
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C 'est toujours un plaisir de vous lire, Claudine. :P
Je suivrai votre présentation et ses futurs développements avec grand intérêt. :D

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Otto de Habsbourg-Lorraine (20 novembre 1912 - 4 juillet 2011)


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MessagePosté: 31 Aoû 2007, 19:35 
Bonjour, chère Claudine ! :D

Passionnant sujet, en effet ! que je suivrai avec attention et beaucoup d'intérêt !

La Chine a fort influencé Voltaire :lol: et nombre de ses écrits !
(ses "Lettres chinoises" - "Le siècle de Louis XIV" - son " Traité sur la tolérance" - sans oublier le "Dictionnaire philosphique"...

Il me faudrait vraiment consulter les écrits de J.B. du Halde :wink:

Merci infiniment à vous !


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MessagePosté: 31 Aoû 2007, 20:39 
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Merci de votre intérêt, Louis-Auguste et Aude. :D

Le texte de du Halde est passionnant et très instructif à consulter : on y trouve l‘origine d‘un nombre étonnant d‘idées reçues sur la Chine dont un bon nombre est encore en partie d‘actualité :? . Je reviendrai sur la question de la représentation des Chinois en Occident, mais tenez, pour vous faire plaisir, Aude, :wink: je vous cite un passage sur le caractère des Chinois très révélateur

Citation:
A parler en général les chinois sont d' un esprit doux, traitable, et humain ; il règne beaucoup d' affabilité dans leur air et dans leurs manières, et l' on n' y voit rien de dur, d' aigre, ni d' emporté. Cette modération se remarque même parmi les gens du peuple. Je me trouvai un jour, dit le père de Fontaney, dans un chemin étroit et profond, où il se fit en peu de tems, un grand embarras de charrettes. Je crus qu' on alloit s' emporter, se dire des injures, et peut-être se battre, comme on fait souvent en Europe : mais je fus fort surpris de voir des gens qui se saluoient, qui se parloient avec douceur, comme s' ils se fussent connus et aimez depuis longtems, et qui s' aidoient mutuellement à se débarrasser. C' est sur tout à l' égard des vieillards qu' on doit marquer toute sorte de respect et de déférence. L' empereur en donne lui-même l' exemple à ses peuples.

Lorsqu' on a à traiter avec les chinois, il faut bien se donner de garde de se laisser dominer à un naturel trop vif ou trop ardent : le génie du pays demande qu' on soit maître de ses passions, et sur tout d' une certaine activité turbulente qui veut tout faire, et tout emporter.
Les chinois ne sont pas capables d' écouter en un mois, ce qu' un François pourroit leur dire en une heure : il faut souffrir, sans prendre feu, ce flegme qui semble leur être plus naturel qu' à aucune autre nation ; car ils ne manquent pas de feu et de vivacité, mais ils apprennent de bonheur à se rendre maîtres d' eux-mêmes. Aussi se piquent-ils d' être plus polis, et plus civilisez, qu' on ne l' est ailleurs. Il en coûte à un etranger pour se rendre civil et poli, selon leur goût. Leur cérémonial en plusieurs occasions est gênant et embarrassant : c' est une affaire que de l' apprendre, et c' en est une autre que de l' observer (…) Si les chinois sont doux et paisibles dans le commerce de la vie, et quand on ne les irrite pas, ils sont violents et vindicatifs à l' excès, lorsqu' on les a offensez. Quoique les chinois, pour leurs intérêts particuliers, soient naturellement vindicatifs, ils ne se vengent jamais qu' avec méthode ; ils dissimulent leur mécontentement, et comme ils n' en viennent jamais aux voyes de fait, sur tout les personnes d' une certaine distinction, ils gardent avec leurs ennemis les dehors et les bienséances ; on diroit qu' ils sont insensibles. Mais l' occasion de détruire leur ennemi se présente-elle ? Ils la saisissent sur le champ ; et s' ils ont paru si patients, ce n' a été que pour trouver le moment favorable de porter plus seulement leur coup. (…)

Leur modestie est surprenante : les lettrés ont toujours un air composé, et ils ne feroient pas le moindre geste, qui ne fût entièrement conforme aux règles de la bienséance. (…)

L' interêt est le grand foible de cette nation : il fait jouer aux chinois toute sorte de personnages, même celui de désintéressé. Qu' il y ait quelque gain à faire, ils y employeront toute la subtilité de leur esprit : on les voit s' insinuer avec adresse auprès des personnes qui peuvent favoriser leurs prétentions, ménager de longue main leur amitié par de fréquents services, s' ajuster à tous les caractères avec une souplesse étonnante, et tirer avantage des moindres ouvertures qu' on leur donne, pour parvenir à leurs fins ; l' intérêt est comme le mobile de toutes leurs actions : dès qu' il se présente le moindre profit, rien ne leur coûte, et ils entreprendront les voyages les plus pénibles : enfin c' est là ce qui les met dans un mouvement continuel, et ce qui remplit les rues, les rivières, les grands chemins d' un peuple infini, qui va et qui vient, et qui est toujours en action. Quoique généralement parlant, ils ne soient pas aussi fourbes et aussi trompeurs que le p. Le Comte les dépeint, il est néanmoins vrai que la bonne foi n' est pas leur vertu favorite, sur tout lorsqu' ils ont à traiter avec les étrangers :
Cette adresse à tromper, se remarque principalement parmi les gens du peuple, qui ont recours à mille ruses, pour falsifier tout ce qu' ils vendent : il y en a qui ont le secret d' ouvrir l' estomac d' un chapon, et d' en tirer toute la chair, de remplir ensuite le vuide, et de fermer l' ouverture si adroitement, qu' on ne s' en aperçoit que dans le tems que l' on veut le manger. La plupart des chinois sont tellement attachez à leur intérêt, qu' ils ont de la peine à s' imaginer qu' on puisse rien entreprendre que par des vues intéressées.



Etonnant, non? :shock:

On n’est pas encore, ici, dans une peinture « raciste » au sens moderne des Chinois (c’est le XIXème siècle qui la fabriquera) mais on voit déjà bien en place la plupart des poncifs qui définiront les principaux traits d'une image bien connue : hypocrisie, goût de la vengeance, violence cachée sous les dehors de la politesse, lenteur, rapacité, incapacité à dépasser l’intérêt personnel, etc.

En revanche, du Halde idéalise complètement le gouvernement chinois, qui permettait selon lui à un petit nombre d‘hommes "éclairés"  de dominer sans violence une masse ignorante et de la soumettre à un ordre "naturel" admirable : c’est surtout à ce titre qu’il a passionné les philosophes et en particulier Voltaire, grand partisan d'un gouvernement de ce type…
Mais encore une fois, j’y reviendrai. :wink:


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MessagePosté: 31 Aoû 2007, 21:39 
En effet... intéressant et stupéfiant extrait :shock: description "caricaturale" du peuple chinois...
Citation:
En revanche, du Halde idéalise complètement le gouvernement chinois, qui permettait selon lui à un petit nombre d‘hommes "éclairés" de dominer sans violence une masse ignorante et de la soumettre à un ordre "naturel" admirable

...on y discerne effectivement comme une analogie avec la doctrine du "despotisme éclairé" des "Lumières"... :lol: :wink:

Je vous remercie d'avoir inséré ce passage étonnamment révélateur de "l'esprit de supériorité" des Européens (même s'il ne s'agit pas encore de racisme), en vigueur --avant le XIXè siècle-- :wink:


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MessagePosté: 31 Aoû 2007, 23:22 
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Pour ce qui est du sentiment de supériorité... il n'y a pas de doute, malheureusement :cry: . Les Lumières ont beaucoup admiré (et surtout fantasmé :lol: ) le système politique chinois, mais elles ont tout autant méprisé les Chinois eux-mêmes. Encore avec du Halde, on reste dans un registre relativement nuancé, mais, tenez, écoutez donc Rousseau, mon philosophe préféré, hélas!

Citation:
J’ai vu de près ce peuple célèbre, et n’ai plus été surpris de le trouver esclave. Autant de fois conquis qu’attaqué, il fut toujours en proie au premier venu et le sera jusqu’à la fin des siècles. Je l’ai trouvé digne de son sort, n’ayant pas même le courage d’en gémir. Lettré, lâche, hypocrite et charlatan ; parlant beaucoup sans rien dire, plein d’esprit sans aucun génie, abondant en signes et stérile en idées ; poli, complimenteur, adroit, fourbe et fripon ; qui met tous les devoirs en étiquettes, toute la morale en simagrées, et ne connaît d’autre humanité que les salutations et les révérences.



Là, on s'approche dangereusement du racisme, et on tient en tout cas tout le discours idéologique qui sera celui du XIXème siècle colonialiste, sur la Chine "homme malade", le peuple chinois voué par nature à la servitude, j'en passe et des meilleures... :cry:

C'est triste à dire, mais Rousseau sur les Chinois ne vaut pas mieux que Voltaire sur les Africains... :pleur:

Mais bref, je reviendrai sur tout cela : en attendant, le point important à bien saisir, c'est qu'en ce qui concerne les visions de la Chine par l'Occident au XVIIIème siècle, on est toujours ou presque (l'exception possible étant Montesquieu, qui avait eu des discussions directes avec des informateurs chinois) dans la construction idéologique, jamais dans la connaissance concrète. Ni du Halde, ni Rousseau n'avaient vu un chinois de près ni de loin. :shock: Pour citer Hugues Cologan, l'auteur d'une très fine étude sur le sujet, "La Chine... est restée pour l'essentiel un objet idéologique et non un objet d'histoire. La Chine au XVIIIème siècle appartient aux Lumières, elle ne s'appartient pas".


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MessagePosté: 01 Sep 2007, 00:29 
Eh ! bien, juste après Voltaire, Rousseau est mon second bienaimé philosophe :wink: mais je reconnais ne pas apprécier du tout la "pensée" mise en exergue dans cet extrait :wink: Ah ! les préjugés 8)
Citation:
La Chine au XVIIIème siècle appartient aux Lumières, elle ne s'appartient pas".

Epouvantable et désolante constatation... :wink:

Ah ! je suis impatiente de lire la suite de votre passionnant sujet, et vos commentaires éclairés, Claudine ! Moults remerciements ! :love:


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MessagePosté: 01 Sep 2007, 09:07 
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Poursuivez, Claudine, poursuivez ! :wink:

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MessagePosté: 01 Sep 2007, 19:44 
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Je joins mes compliments à ceux de mes camarades. :wink:
Je suivrais vos interventions avec intérêt ! :D

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Il n'y a que les passions et les grandes passions, qui puissent élever l'âme aux grandes choses. (Denis Diderot)


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