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MessagePosté: 25 Avr 2005, 00:52 
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Inscription: 04 Mar 2005, 03:17
Messages: 139
Localisation: Buenos Aires, Argentina.
Bonjour, Claudine:

Oui; les scènes avec Marguerite Carraut sont émouvantes. Mais je trouve un peu "chargé" le portrait de Francois, le père de Maximilien. D'après ce que l'on sait, son desespoir quant sa femme est morte n'a pas été aussi fort que l'on pretendait...mais non; en tout cas c'est la legende et on doit l'accepter. Mais ce que je n'accepte pas c'est qu'on essaie de faire de lui un ivrogne. :fache: Je ne crois pas qu'il l'était. Et bien sûr, je n'aime pas la facon de présenter "Bonbon". Pour Mantel il n'est qu'un bon enfant, très innocent et très niais...Et vous savez, j'adore Augustin. :D

Je n'ai pas lu le roman de Jamet, mais j'en connais l'argument...C'est quelque chose de "la Terreur sans la Vertu"? (A) C'est à dire, c'est ce petit roman où Maximilien et Antoine sont...amants? :oops: Bon; au fond, c'est rien de nouveau pour moi. Stanislawa Pryszybskaya (je n'arrive pas a bien écrir son nom... :cry: ) nous montre la même chose dans son drame: "L'affaire Danton" et plus clair encore dans son "Thermidor". Je crois que Wajda y a fouillé. :mrgreen:

Pour Couthon et Robespierre nous sommes d'accord. Michelet a dit que "la sainteté du système de Robespierre, il fallait la chercher chez Couthon et non chez Saint-Just". Cette fois, le Grand Jules a dit une très grande verité. :bravo:

Malheureusement, je ne connais pas "L'Arbre de la Vie" et c'est dommage. Quels autres personnages - à part le ""Maximilien le Grand", evidemment! :mrgreen: -apparaissent dans ce roman? Il est bon? Je crois avoir lu dans un autre forum, que vous l'aimiez bien.

Amicalement
Vanesa.


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MessagePosté: 25 Avr 2005, 08:05 
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Régicide
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Inscription: 20 Fév 2005, 18:49
Messages: 1198
Localisation: Paris
Bonjour Vanesa,

ah vous avez raison, je ne crois pas qu'on ait de traces d'alcoolisme chez le père de Robespierre. Mais pour le reste c'est assez juste, du moins me semble-t-il. "Bonbon" était un enfant sage et très doux, c'est bien pour cela qu'il avait gagné ce surnom... Ensuite, le personnage est sacrifié dans le roman, où il apparaît sous les traits d'un imbécile et c'est dommage, mais là encore, Mantel recycle des poncifs.

Dans le petit livre de Jamet, Saint-Just et Robespierre couchent ensemble, mais ce n'est pas là le problème : une liaison entre eux, c'est très romantique! :D (enfin, peut-être pas pour Jamet, qui conservateur comme il est, doit penser que l'homosexualité est une tare... :roll: :wink: :lol: ). Mais Robespierre y est surtout muni de toutes les perversions dont l'a affublé la légende noire post-thermidorienne. Il est donc évidemment impuissant, voyeur et... pédophile! :oops:
J'ajoute que c'est un bouquin qui a révolté plusieurs robespierristes de ma connaissance :wink: , mais qui moi, m'a fait rire :oops: . C'est une pochade, contre-révolutionnaire, certes, mais très drôle.

Le Chambaz c'est tout autre chose. Je ne crois pas que ce soit la peine de lancer un débat sur lui, je n'ai jamais trouvé personne qui l'ait lu dans les forums, pourtant Chambaz est un auteur connu : c'est un poète passé au roman assez tard, après des essais sur la peinture, qui écrit de très belles choses, vraiment très belles.
Donc en deux mots, il s'agit de Couthon vu par son fils, qui cherche à reconstituer son image des années après la Révolution. Robespierre n'y tient pas une place très importante : Antoine Couthon n'avait qu'à peine connu Maximilien ; dans le livre il n'en a qu'un seul souvenir, le seul qu'il avait, en effet, pu raconter à Lamartine : celui d'un homme très gentil qui jouait à la balle avec lui en compagnie de son gros chien... Robespierre est tout de même présent par l'intermédiaire des récits de divers témoins. En revanche, on voit longuement un des personnages les moins célèbres de la RF, lui aussi grand ami du Couthon, et survivant de Thermidor, à qui Chambaz imagine qu'Antoine va rendre visite, adulte, pour évoquer avec lui son père : Etienne Maignet. Et son portrait est très réussi. C'est un livre court, mais très élaboré sur le plan littéraire, influencé par Claude Simon et hanté par le souvenir de Stendhal... qui passe en personne au détour d'une page :wink: .
Je suis certaine qu'il vous plairait : Marie Brunel y tient un rôle important :wink: , et c'est une approche des révolutionnaires fine et émouvante.

Je pense que je vais lancer un débat plus large, sur les représentations romanesques de la RF en général...

Amicalement,
CC


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MessagePosté: 26 Avr 2005, 01:12 
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Inscription: 04 Mar 2005, 03:17
Messages: 139
Localisation: Buenos Aires, Argentina.
Bonjour, Claudine:

Ce serait bon de savoir pourquoi le père de Maximilien est parti laissant ses enfants sans le soin paternel. Les auteurs les plus anciens, les "classiques" affirment que Maître Francois est disparu d'Arras parce qu'il n'a pas pu supporter la mort de sa femme. Mais recemment, on a commencé à ne pas voir cette version comme certaine. Gérard Walter, par example, ne croit pas à l'hypothèse d'un Francois de Robespierre etouffé de douleur, fuyant sa ville natale. En revanche, Mantel accepte la vieille histoire du veuf affolé de desespoir qui laisse ses enfants sans soutien et pars en Allemagne...ou n'importe où, car il y a des histoires qui veulent le père de Robespierre, siegeant à Santiago de Chile. :exorbite: Je crois que sa mort à Manheim est bien attesté.

Je partage vôtre opinion sur Augustin. Il était bon enfant, très doux le bonhomme. Mais certainement pas un sot... :?

Le roman de Jamet doit être terrible, mais je suis un peu comme vous, j'aime à rire. Donc, je lis tous les sotises qui se publient sur la RF, aussi bien que les livres serieux. :D Quant au livre de Chambaz...qu'il paraît bon! :P

Un débat plus ample sur la Révolution Francaise au roman? Pourquoi pas? J'aimerais bien parler de Victor Hugo, Dumas et tous les classiques. Et je ne sais pas si nous devrions y parler de Lenôtre et Lamartine car il y a des gens qui les considèrent plutôt comme romanciers que comme historiens. Il y a aussi des auteurs modernes, neo-romantiques et contre-révolutionnaires comme l'anglaise Jean Plaidy, qui à écrit "Flauting, extravagant Queen", une sucrerie horrible sur Marie-Antoinette...Mais que j'ai lu...Quelle honte! :oops:

Amicalement
Vanesa.


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MessagePosté: 26 Avr 2005, 20:33 
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Régicide
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Inscription: 20 Fév 2005, 18:49
Messages: 1198
Localisation: Paris
Bonsoir Vanesa,

oui mais bon, vu qu'on ne peut avoir aucune certitude sur les motivations du père de Robespierre à abandonner ses enfants, il fallait bien que Mantel choisisse une théorie quelconque! :lol: Elle a choisi la plus classique et la plus émouvante, pourquoi pas? A vrai dire, ce n'est peut-être pas la plus vraisemblable, mais qu'importe?
Sinon, François de Robespierre est mort à Munich, le 6 novembre 1777, cela ne fait aucun doute : on possède son acte de décès. Il avait 45 ans, et on le qualifie de Sprachmeister, "maître de langues". Qu'est-ce que cet avocat artésien, brillant et aisé, était venu faire là? Mystère. Walter a raison de le souligner, il n'a pas quitté sa ville brutalement à la mort de sa femme. Celle-ci a disparu en 1764, et Robespierre a plaidé à Arras jusqu'en 1772, avec des interruptions. Entre temps il était allé à Manheim, d'où il a écrit en 1770 la dernière lettre qu'on ait de lui, par laquelle il renonçait à son héritage, pour lui mais aussi pour ses enfants... :shock: :? Puis il était rentré chez lui... pour repartir définitivement et disparaître. Il semble que ses enfants n'aient jamais su ce qu'il était devenu. Ses fils n'en ont jamais dit un mot, seule Charlotte, bien plus tard, en a parlé, pour décrire le "changement total" qui s'était opéré chez son frère aîné à la disparition de leur père. :(

Bien, je crois qu'on a fait le tour du Mantel, non? Si le coeur vous en dit, le débat sur les romans et la Révolution est ouvert... :wink:

Amicalement,
CC


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MessagePosté: 27 Avr 2005, 02:00 
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Inscription: 04 Mar 2005, 03:17
Messages: 139
Localisation: Buenos Aires, Argentina.
Bonjour, Claudine:

D'accord. On y va! J'aime les romans sur nôtre chère RF!

Amicalement
Vanesa.


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MessagePosté: 11 Sep 2005, 18:10 
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Inscription: 11 Sep 2005, 17:39
Messages: 10
Localisation: Paris
bonjour,
je suis nouvelle sur le forum et je suis assez passionné par la révolution française ainsi que tout les livre (historique,biographie ou romans...) qui en parle :fr: . Pourriez-vous me raconté l'histoire globale de ce livre (a placeof greater safety) qui me semble être un livre exellent. :D
merci d'avance

_________________
eve-marie


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MessagePosté: 12 Sep 2005, 15:59 
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Régicide
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Inscription: 20 Fév 2005, 18:49
Messages: 1198
Localisation: Paris
Bonjour Eve-Marie,

euh, c'est un livre qui ne se raconte pas facilement. :oops: C'est essentiellement un ouvrage psychologique complexe, ainsi qu'un objet très élaboré sur le plan littéraire, qui crée des atmosphères très fortes et mêle plusieurs types d'écriture en courts chapitres dont certains sont entièrement dialogués : par moment on est à mi-chemin entre roman et théâtre. Mais il est difficile de lui trouver une intrigue unique... Disons qu'il décrit les destins croisés de trois hommes, Danton, Desmoulins et Robespierre, qu'il suit de leur enfance à la veille de leur mort (il s'arrête au procès des dantonistes) à travers toutes les péripéties de leurs vies affectives. Ces vies individuelles se détachent en perpective sur la vaste toile de fond de la Révolution, cet énorme événement collectif qui les happe, les tourne et les retourne et finalement les écrase toutes les trois : le livre finit par constituer une réflexion assez forte sur la notion de destinée...

Je m'excuse de ne pouvoir vous le résumer plus clairement, mais je vous le conseille vivement si vous lisez l'anglais. :D

Amicalement,
CC


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MessagePosté: 12 Sep 2005, 17:56 
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Inscription: 11 Sep 2005, 17:39
Messages: 10
Localisation: Paris
Bonjour Claudine,

je vais suivre votre conseil et je vais aller me procurer rapidement ce livre (lisant l'anglais couramment ce serait dommage de ne pas en profiter ). Si jamais vous trouvez d'autre livres comme celui-ci, dites le moi : je les adore :bravo:

_________________
eve-marie


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 Sujet du message: Re: A Place of Greater Safety
MessagePosté: 16 Mai 2016, 23:07 
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Inscription: 14 Fév 2005, 23:47
Messages: 5760
Localisation: Dans son monde...
Ce livre paru aux éditions Sonatine est-il la traduction française de A Place of Greater Safety ? :?:

:arrow: Révolution - tome 1 : l'idéal, par Hilary Mantel (éditions Sonatine, avril 2016 - 22 €)

Image

Présentation de l'éditeur :

"Trois jeunes avocats ambitieux sont venus à Paris dans l’intention d’y faire carrière. Criblé de dettes, Jacques Danton rêve de gloire et de fortune. Malgré sa disgrâce physique, il dégage un puissant magnétisme érotique. Maximilien de Robespierre est un jeune homme brillant, frêle et appliqué, que la violence effraie. Sensible et épris de liberté, il souhaite ardemment changer le système inégalitaire de la France. Camille Desmoulins est un pamphlétaire de génie. Fantasque et charmeur, il est obsédé par une femme mais fiancé à une autre, sa fille.

Ces trois amis vont bientôt se retrouver au cœur de la Révolution. Après avoir goûté l’ivresse du pouvoir, que restera-t-il de leurs idéaux ? Et de leur amitié ?

Accompagné de cet impressionnant trio, le lecteur plonge à corps perdu dans les bouleversements de la Révolution française et côtoie des dizaines de personnages réels. L’esprit de l’époque est là, incandescent, enivrant et inquiétant sous la plume de l’auteur qui nous entraîne au cœur des sentiments humains, où l’Histoire prend ses racines. Cette immense œuvre en deux volets, qui a demandé plus de vingt ans de travail à Hilary Mantel, peut être considérée comme le roman incontournable de la Révolution française."



Qui est l'auteur ? :?:

"Deux fois couronnée par le Booker Prize et unanimement tenue pour l’un des plus grands écrivains de langue anglaise, Hilary Mantel est née en 1952. Après Dans l’ombre des Tudors et Le Pouvoir, les deux premiers tomes de sa trilogie sur les Tudors, Révolution est son troisième roman publié par Sonatine Éditions."

_________________
"La vie est comme une bicyclette. Tant que vous continuez de pédaler, vous avancez."
Otto de Habsbourg-Lorraine (20 novembre 1912 - 4 juillet 2011)


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