Pingui-Marigny a déniché cet intéressant article, hier, lors de sa revue de presse quotidienne.
Merci à lui.
Pour ma part, j'ignorais totalement que Madame de Sévigné ait eu à souffrir de la Révolution.
"Lyon, 18 mai 2005,
Un crâne, mis au jour à l'occasion de travaux de restauration de la collégiale de Grignan (Drôme), est celui de la marquise de Sévigné, ce qui met fin à une vieille énigme historique, a-t-on appris mercredi auprès du maire de Grignan, Bruno Durieux.
Madame de Sévigné, symbole de l'art épistolaire français, qui fut la mère de la comtesse de Grignan, a été inhumée le 17 avril 1696 dans le caveau seigneurial, où un crâne scié a été mis au jour vendredi dernier parmi d'autres restes, a expliqué M. Durieux à l'AFP.
Cette découverte "confirme de manière indubitable" la thèse selon laquelle, en 1793, les révolutionnaires, à la recherche de plomb pour les armées, ouvrant les cercueils des aristocrates, avaient découvert les restes de Mme de Sévigné et en avaient fait scier le crâne, pour le faire expertiser par un grand spécialiste, a poursuivi M. Durieux.
Selon cette thèse, la partie inférieure du crâne avait ensuite été renfermée, "dans le plus grand respect", dans le cercueil, a-t-il ajouté.
La semaine dernière, la mairie de Grignan, à l'occasion de la restauration complète de la collégiale Saint-Sauveur, a fait procéder à l'ouverture du caveau de la famille de Grignan.
Des prises de vue et des mesures précises ont été réalisées et le caveau a été refermé, une fois les services archéologiques de la direction des affaires culturelles (DRAC) de Lyon informés.

M. Durieux souhaitait faire des analyses ADN sur le crâne mais les services de la DRAC lui ont assuré qu'il y avait "suffisamment d'éléments visuels et historiques" pour attester qu'il s'agit bien du crâne de Mme de Sévigné. "C'est une conclusion absolument indiscutable", a-t-il ajouté.
"Un point de l'histoire des événements révolutionnaires à Grignan, qui a longtemps fait l'objet de relations divergentes, est aujourd'hui incontestablement et définitivement éclairci", selon la mairie.
Selon une seconde thèse, le crâne de Mme de Sévigné aurait été sauvé de la profanation des révolutionnaires par un prêtre réfractaire qui l'aurait mis à l'abri dans un couvent de Nancy. Or, des analyses ADN réalisées sur ce crâne ont établi que celui-ci n'était pas celui de l'écrivain."