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Inscription: 14 Fév 2005, 23:47 Messages: 4249 Localisation: Dans son monde...
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Lunéville, fastes du Versailles lorrain, sous la direction de Jacques Charles-Gaffiot (éditions Didier Carpentier, 2003 - 49,90 €) Présentation de l'éditeur :Palais des ducs de Lorraine, Lunéville n'est pas une résidence de plaisance construite à la campagne pour un prince désireux d'oublier, hors de Nancy sa capitale, les devoirs de sa charge. Emblème d'une autorité souveraine, le château, élevé au début du XVIII ème siècle par Germain Boffrand sur le modèle de Versailles, abrite une Cour brillante. La Maison de Lorraine, à travers Léopold et son fils François III, futur empereur du Saint-Empire, y cultive les Arts, la passion des bâtiments et des jardins. Les meilleurs artistes lorrains, les fournisseurs les plus raffinés, travaillent à la construction et à la décoration du monument, qui génère ainsi une intense activité économique. Lunéville vit ses heures de gloire. En plus des peintres, des sculpteurs, des maçons et des jardiniers, des ateliers de luxe s'implantent dans la petite cité : liciers rivalisant avec les meilleurs ouvriers des Gobelins, armuriers, doreurs, ébénistes, ferronniers... En 1737, sous la pression française, François III abandonne ses Etats pour laisser la place au propre beau-père de Louis XV, Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne. Durant près de trente ans, Lunéville entre dans un tourbillon de fêtes. Sans autre ambition que de prodiguer un bonheur durable à ses sujets, Stanislas, surnommé "le Bienfaisant", cherche à limiter, en vue d'une prochaine annexion, les effets de l'administration royale. S'il s'emploie à multiplier dans ses jardins, pavillons et jeux d'eau, il achève aussi la construction de l'église Saint-Rémy, fonde hôpitaux, missions et collèges, bibliothèque et académie. Il conçoit un ensemble de places, d'édifices et de palais et répand enfin, dans toute la Lorraine, une abondance de fondations caritatives. Les personnages les plus illustres de l'époque, comme Helvétius, Voltaire, Emilie du Châtelet, Maupertuis, La Condamine... s'arrêtent à Lunéville. Admirés par l'Europe entière, les fastes de la Cour de Lunéville sont le reflet d'un art de vivre où exubérance ne rime pas avec gaspillage, ni élégance avec suffisance. Pour la première fois, voici, rassemblée dans cet ouvrage par les meilleurs spécialistes, une évocation brillante du rayonnement du palais et de ses différents occupants, proposant au lecteur nombre d'œuvres d'art inédites, dispersées depuis 1766." Lunéville, Fastes du Versailles lorrain, tome 2 - Décors intérieurs, mobiliers, objets d'art (éditions Didier Carpentier, 2006 - 49,90 €) Présentation de l'éditeur :Déclaré "cause nationale" par le Président de la République, quel sera l'avenir du château de Lunéville et de ses jardins ? Le Conseil général de Meurthe-et-Moselle, propriétaire du monument, a récemment répondu partiellement à cette interrogation aussi vivement ressentie par tous les Lorrains comme par tous les défenseurs du patrimoine : la restauration du Grand Appartement du palais sera entreprise. Déjà, les premiers travaux ont débuté et s'attachent à reconstruire tout d'abord le Grand Escalier de l'aile Sud et le péristyle du Donjon. Restaurer les salles d'apparat conçues par Germain Boffrand pour le duc Léopold puis occupées par le roi de Pologne signifie, on peut le supposer, restituer ces espaces dans l'un ou l'autre de leurs états successifs. Se pose alors une nouvelle question : Quel parti choisir ? Quelle orientation retenir ? L'attrait de nos châteaux privés ou publics, de nos palais nationaux, s'exerce sur les étrangers toujours plus nombreux ou sur nous-mêmes, davantage encore par les richesses qu'ils renferment et dans la seule mesure où les œuvres d'art ainsi réunies en leur sein permettent une intime adéquation avec le sens réel du monument. Le palais des ducs de Lorraine, à Lunéville, attend donc non seulement sa reconstruction mais également de retrouver les objets d'art qui ont été spécialement conçus pour ses décors à la demande de ses occupants successifs. De cette manière seulement, ce monument retrouvera-t-il son véritable sens et sera-t-il l'objet de l'appropriation de ses visiteurs, de ses défenseurs et des habitants de la ville qui l'entoure. Ce pari audacieux est possible. Il est à portée de main. Ce second tome le démontre. Une seule incertitude subsiste. Elle est liée à la volonté. Volonté des pouvoirs publics, des responsables, de l'Administration, des décideurs... Quant à celle du plus grand nombre, elle est manifestement acquise... depuis longtemps !"Qui est l'auteur ? "Lorrain d'adoption, Jacques Charles-Gaffiot a effectué toute sa scolarité à Lunéville, à l'ombre du parc du château de Boffrand. Membre actif de différentes associations à vocation culturelle, comme la Demeure historique, l'association des Vieilles Maisons françaises ou le Cercle du Patrimoine, il a réalisé, depuis 1986, plus d'une trentaine d'expositions d'envergure présentées à Paris, Rome, Saint-Pétersbourg ou Turin. L'exposition "De Versailles à Paris, le destin des Collections royales" (1989) lui a permis de redécouvrir un grand nombre d'œuvres d'art provenant du Palais du Roi-Soleil, conservées dans des collections privées françaises ou étrangères. Parfois, le souvenir de Léopold de Lorraine ou celui du roi Stanislas Leszczynski s'y trouvait rattaché.
Après avoir consacré de nombreuses années à offrir au public les thèmes chers à sa formation, relatifs à l'Antiquité classique comme "Hadrien, trésors d'une villa impériale" (1999) ou plus récemment encore "Moi, Zénobie, reine de Palmyre" (2001), il a souhaité entreprendre, en 2002, une vaste rétrospective sur l'histoire de la Lorraine au XVIII èmesiècle, sous les règnes des ducs Léopold et Stanislas. Cet ouvrage est le fruit de ses recherches et de celles de tous les spécialistes et historiens qui ont eu à cœur de s'associer à cette aventure, permettant de poursuivre la localisation d'un grand nombre d'œuvres d'art inédites qui faisaient la parure du Versailles lorrain."
_________________ "Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."
Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)
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