Cela ne concernait que l'empereur.
Pour l'origine, c'est difficile à dire : c'est ce qu'on appelle en ethnologie un "tabou", un interdit religieux placé sur une chose ou une personne parce qu'elle est sacrée ; c'est-à-dire qu'elle porte un pouvoir spécifique qui la rend impossible à toucher, voir, représenter, etc.
L'empereur en tant que Saint, selon la norme confucéenne, était intouchable, caché, et ne devait pas être représenté : son nom aussi était tabou, on n'avait pas le droit de l'écrire, ni même d'employer séparés les caractères dont le nom était formé. On devait les substituer.
Bien sûr il y avait des exceptions, des transgressions de ce principe, sinon l'empereur n'aurait simplement, pas pu vivre.

Les Qing ont assez mal supporté cet interdit, qui était de la vieille religion chinoise, alors qu'eux, mandchous, ne pratiquaient rien de tel normalement. Ils ont beaucoup triché avec, plus que tous les empereurs des autres dynasties. Ils en ont souffert aussi, psychologiquement, car cela obligeait l'empereur à vivre seul la plupart du temps, et ils avaient l'habitude d'une vie communautaire, comme tous les nomades.
C'est attesté depuis la dynastie Tang, donc au VIIème siècle.
Je ne crois pas qu'il y ait eu d'exception pour Pu Yi, mais il n'a régné de toute façon que trois ans.
Enfin, le rôle de l'empereur en Chine n'était pas politique, mais religieux, donc il n'avait pas à être influencé par l'évolution des moeurs ou des idées. En fait, il y a eu un seul empereur qui a essayé de modifier les choses, sur ce point et sur d'autres, et bizarrement, il est mort très vite.
