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 Sujet du message: L'église Sainte-Geneviève de Jacques-Germain Soufflot
MessagePosté: 22 Jan 2007, 18:44 
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Un vœu de Louis XV est à l’origine du projet de construction de l’église Sainte-Geneviève à Paris. En effet, en 1744, alors qu’il était à Metz, le roi tombé gravement malade avait prié Sainte-Geneviève, la sainte protectrice de la ville de Paris.

Une fois guéri, il vint lui rendre grâce dans son église. Ce fut à cette occasion qu’il promit aux génovéfains de reconstruire un nouvel édifice dédié à la sainte et suffisamment grand pour accueillir la foule des Parisiens.

Le fait que les travaux envisagés par Louis XV soient aux frais de la couronne fait de Sainte-Geneviève un édifice royal au même titre que l’Ecole Militaire et la place Louis XV, les deux autres grandes réalisations monarchiques de ce règne. D’ailleurs, leurs constructions sont toutes trois contemporaines. Ainsi, pour Sainte-Geneviève les travaux débutèrent en 1757 sur les plans de Jacques-Germain Soufflot.

La nouvelle église fut bâtie sur la rive gauche de la Seine, au sommet de la colline. Par cet emplacement et par sa taille, elle marqua fortement le paysage urbain de Paris.

J. M. Pérouse de Montclos a émis l’hypothèse que l’intention première de Louis XV aurait été de faire en même temps un mausolée pour les Bourbons, comme cela avait été le projet avec Saint-Louis des Invalides au siècle précédent. Selon lui deux aspects de Sainte-Geneviève peuvent étayer cette hypothèse. En effet, la crypte funéraire est de très grande dimension, pouvant ainsi accueillir plusieurs tombes royales. De plus, dans un projet de 1764, Soufflot avait prévu, pour la tour de croisée, un couronnement en cône à gradins, poncif des mausolées néo-classiques inspirés des tombeaux antiques, comme par exemple le mausolée d’Halicarnasse.

Sainte-Geneviève est donc l’œuvre de Soufflot et le choix de cet architecte a quelque chose d’assez inattendu. En effet, le marquis de Marigny, directeur de Bâtiments du Roi, l’imposa aux dépens de Jacques-Ange Gabriel, premier architecte du Roi, alors même qu’il n’était pas un architecte officiel.

Ce choix montre que le milieu des architectes parisiens de cette époque comportait deux tendances. La première, représentée par Jacques-Ange Gabriel, classique et s’appuyant sur la grande architecture de Louis XIV. La seconde, celle de Soufflot entre autres, plus moderniste et s’appuyant sur de nouveaux textes, comme ceux de Laugier, qui prônent le retour à l’antique, mais grec et non plus romain, avec pour grand modèle les ruines de Paestum. L’une des grandes idées de ce courant, et qui marque l’architecture religieuse, est le retour à l’utilisation rationnelle de la colonne comme élément porteur.

A Sainte-Geneviève Soufflot réutilisa cette idée dans l’optique d’un retour à l’antique mais aussi, dans une certaine mesure, d’un retour à l’esprit gothique, pour donner un nouvel élan vertical et une transparence à son architecture.


Jacques-Germain Soufflot

Il naquit à Irancy près d’Auxerre en 1713. Sa famille le destinait à une profession juridique, mais à l’insu de ses proches il se rendit à Rome en 1731 et y demeura quatre ans.

Pendant cette période il étudia, entre autres, les dômes romains de Saint-André-de-la-Vallée, Saint-Ignace et de Saint-Charles-au-Cours.

Reçu à l’Académie de France il y fit la connaissance de l’Avignonnais François II Franque et du parisien Gilles Coustilliers, avec qui il établit un relevé général de Saint-Pierre de Rome.

Il semble que dès cette époque il rêvait de bâtir une église. D’ailleurs, dans une de ses conférences données à Lyon, il compara les églises modernes et du Moyen-Age et montra ainsi à plusieurs reprises son goût pour l’art gothique.

En 1739 il s’installa à Lyon où il réalisa plusieurs édifices qui abondent en réminiscences romaines ( Loge du Change, Cour de l’archevêché ). En effet, à cette époque il appréciait dans l’ordonnance des édifices une certaine animation. Mais on peut déjà remarquer dans ses constructions à l’Hôtel Dieu comme une étape vers un retour au classicisme.

En 1750 il fut choisi par Mme de Pompadour pour accompagner son frère, Abel Poisson, anobli sous le nom de marquis de Vaudière, au cours d’un voyage en Italie. Il s’agit là du futur marquis de Marigny qui devenu Directeur des Bâtiments du Roi choisit Soufflot pour la construction de Sainte-Geneviève.

Alors que le marquis était à Rome, Soufflot visitait la Campanie où venaient d’être découverts les temples grecs de Paestum, qui furent pour beaucoup dans l’adoption du modèle grec plutôt que romain dans l’architecture française du XVIIIème siècle.

Avant d’être choisi pour Sainte-Geneviève Soufflot avait été nommé par Marigny, Contrôleur des Bâtiments du Roi au département de Paris, puis directeur des Gobelins.

Ainsi, avec Jacques-Ange Gabriel il acheva la construction de la cour carrée au Louvre et démolit le quartier aux pieds de la colonnade, dégageant ainsi la vue sur ce qui était considéré comme un chef d’œuvre du XVIIème siècle et comme une référence en matière d’architecture française.

Enfin en 1755 on lui confia le projet de Sainte-Geneviève, lui offrant la possibilité de construire une église, rêve qu’il nourrissait depuis longtemps.


Les différents projets de Soufflot

Les plans d’un premier projet furent approuvés par Louis XV le 2 mars 1757 et les travaux concernant la crypte commencèrent. On entreprit son voûtement en 1762 et elle était terminée lors de la pose de la première pierre par Louis XV en 1764.

Cérémonie de la pose de la première pierre de Sainte-Geneviève, P. A. Demachy ( pour l’occasion on avait tendu une toile peinte représentant le futur portique grandeur nature)
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La crypte est constituée de trois vaisseaux délimités par des colonnes dont l’ordre est proche de celui de Paestum, c’est à dire un dorique sans base. Ce choix de Soufflot place sa construction dans la lignée des modèles grecs et montre un certain goût pour la simplification des ordres.

Coupe longitudinale de la crypte
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Le premier projet présentait un plan très proche de la croix grecque, car si un axe était déjà quelques peu privilégié, il ne l’était que par la présence d’un portique à l’entrée, rappelant celui du Panthéon romain d’Agrippa.

Mais les projets de Soufflot évoluèrent peu à peu vers un plan de moins en moins centré. En effet, il allongea un bras d’un grand vestibule et celui en vis à vis d’une chapelle, privilégiant ainsi l’axe ouest-est. Cette transformation est d’ailleurs traditionnellement attribuée à un souhait du clergé.

De plus dans ce nouveau plan, Soufflot tenta de donner plus d’épaisseur à son portique par le redoublement des colonnes, qui annoncent, dès l’entrée, le jeu des colonnes à l’intérieur.

Plan de l’église et de la place, projet de 1764
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Mais ceci ne constituait pas encore le plan définitif qui ne vit le jour qu’en 1774. Parallèlement à cette recherche, le projet du dôme de Sainte-Geneviève a beaucoup occupé Soufflot, qui n'en donna un projet définitif qu’en 1776-1777.

Au départ Soufflot était parti de l’idée du temple dans le souci néo-classique d’annoncer par la forme la fonction du bâtiment. Puis en 1770, il conçut un projet très conventionnel inspiré de la coupole de Michel-Ange à Saint-Pierre de Rome, monument que Soufflot avait beaucoup étudié lors de son premier voyage à Rome.

En 1776 apparut l’idée de la colonnade continue, mais le motif était celui de la croix grecque reprenant par là même le plan d’ensemble de l’église. Cette idée de la colonnade continue resta et marqua le plan définitif du dôme.

Projet de 1764
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Projet de 1776
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Le projet définitif et sa réalisation

Ainsi, la réalisation de Sainte-Geneviève fut le résultat de maintes recherches pour aboutir à l’édifice tel qu’il fut construit.

Le plan choisit fut donc celui de la croix grecque avec un axe privilégié par la présence du portique, d’un vestibule et d’une chapelle. Mais Soufflot a réussit à préserver l’idée de la croix grecque de diverses façons. Ainsi, la croix est redessinée par l’alignement des colonnes et par la différence de niveau donnée par les escaliers.

A la lecture du plan on remarque l’utilisation presque exclusive de la colonne comme support, ce qui répond aux idées des écrits de Laugier sur la colonne comme élément porteur. En effet à Sainte-Geneviève on ne trouve des piles qu’aux angles de la croisée.

De plus, les colonnes délimitant la nef associées aux colonnes engagées des murs gouttereaux déterminent une étroite galerie redessinant là encore la croix grecque dont certains éléments, en plan, peuvent gêner la lisibilité, comme, outre le privilège donné à un axe, les deux tours encadrant le chœur.

L’accès à l’église se fait par un grand portique de colonnes cannelées corinthiennes surmonté d’un fronton rappelant donc le Panthéon romain d’Agrippa, mais aussi comme certain l’on dit la colonnade du Louvre d’on Soufflot avait dégagé la vue.

Toutes les colonnes, sauf les deux centrales qui précèdent la porte principale, sont redoublées magnifiant d’autant plus le portique.

Projet définitif
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A l’intérieur des colonnes corinthiennes cannelées supportent un fort entablement où prennent appui les voûtes, qui sont inspirées des couvrements gothiques. On retrouve là encore une idée de Laugier qui, tout en conservant le langage classique, proposait d’en redistribuer les éléments dans un édifice plus élancé, plus légèrement voûté et plus lumineux que les églises de la Contre-Réforme avec leurs piles, leurs arcades et leurs voûtes en berceau.

Ainsi à Sainte-Geneviève tous les éléments du voûtement sont empruntés au vocabulaire classique ( coupole sur pendentif, berceau, lunette… ) mais utilisés comme des morceaux d’ogives afin de réunir toutes les retombées sur un point.

L’aspect général de l’intérieur de Sainte-Geneviève rappelle l’architecture romaine, avec sa coupole centrale, mais aussi l’architecture byzantine par la multiplication des coupoles qui offrent, de plus, des dessins variés.

Voûtement de la nef
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On retrouve dans l’élévation l’idée si présente dans le plan de redessiner la croix grecque. En effet, Soufflot a conservé le motif de l’arcade pour les deux travées ajoutée à l’entrée et au fond de l’édifice, les mettant ainsi visuellement à l’écart du reste de l’élévation où des colonnes supportent un entablement, qui lui-même marque une importante horizontale tout le tour de l’édifice.

D’après Brébion, élève de Soufflot, ce dernier aurait voulut réunir « la légèreté de la construction des édifices gothiques avec la pureté et la magnificence de l’architecture grecque ». Le souvenir du gothique se retrouve ainsi dans la complexité du voûtement et Soufflot a aussi retrouvé l’élan vertical des édifices gothiques principalement dans l’étroit espace de circulation délimité par des colonnes et qui fait le tour de l’édifice. On retrouve en effet ici l’image gothique d’une allée haute et étroite bordée de colonnes.

Bas côté sud
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L’idée de la construction gothique se retrouve aussi dans la transparence que Soufflot a voulu donner à son architecture. Celle-ci est obtenue par la multiplication des supports moins massifs que des piliers et l’était aussi par la multiplicité des sources de lumière ( baies des murs gouttereaux, lunettes, coupole centrale ). D’ailleurs, Soufflot a longtemps réfléchi à la manière d’alléger au maximum les piles de la croisée pour ne pas rompre cette transparence.

Ces piles supportent la monumentale coupole dont Soufflot ne donna le projet définitif que tardivement et ce après bien des hésitations.
A l’extérieur elle comporte deux tambours. Le premier constitue un véritable portique circulaire, ce qui en fait une sorte de tholos, motif de l’antiquité grecque, mais qui rappelle aussi le tempietto de Bramante ( 1502) ainsi que son projet pour Saint-Pierre de Rome. Certains y voient aussi une référence à Saint-Paul de Londres (1675-1702), bien connue des architectes français du XVIIIème siècle. Le second tambour est plus étroit et comporte des ouvertures cintrées.

Ces deux tambours supportent la coupole ovoïde elle-même surmontée d’un lanternon.

Concernant la coupole on retrouve encore un parallèle avec l’esprit gothique dans le jeu des poussées mais ici les éléments de contrebutement sont masqués contrairement aux églises médiévales.
A l’intérieur seul un tambour apparaît. Il s’agit d’une colonnade supportant une coupole qui s’ouvre en son centre par un oculus sur une seconde coupole. Cette idée des coupoles emboîtées rappelle le projet de François Mansart pour le mausolée des Bourbons à Saint-Denis et que Jules-Hardouin Mansart reprit pour la coupole de Saint-Louis des Invalides. On a donc ici non plus une référence à l’antiquité grecque ou à l’esprit gothique, mais au XVIIème siècle, qui était plus souvent la source de Gabriel que de Soufflot.

Modèle conservé dans la crypte
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Tout au long de sa construction Sainte-Geneviève a contribué à la mise en place d’une polémique concernant sa stabilité, opposant notamment Soufflot à Louis Patte qui considérait le portique et la coupole comme des constructions favorisant l’esthétisme à la rationalité que nécessitait leur construction pour une bonne stabilité. D’ailleurs, alors même que la coupole n’était pas encore terminée, des fissures apparaissaient dans les piles de la croisée.

Pourtant il s’agissait d’un édifice de structure novatrice utilisant le métal pour maintenir et alléger l’ensemble ( technique utilisée également à l’époque gothique). L’exemple le plus connu est celui du fronton rattaché par des tiges métalliques à l’entablement et aux claveaux des architraves.

Armatures du fronton
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L’implantation de Sainte-Geneviève dans le paysage urbain parisien.

Sainte-Geneviève n’a pas été conçue comme une construction isolée. Dès l’origine du projet Soufflot avait réfléchi à l’intégration de l’édifice dans le contexte urbain.

C’est une idée caractéristique des architectes de l’époque. En effet depuis 1750 environ quand on concevait un bâtiment on projetait aussi le réaménagement de son environnement.

D’ailleurs, Soufflot s’intéressait à l’urbanisme avant même d’accompagner le futur Marigny en Italie. En effet, en 1748 il participa au concours pour la place Louis XV, prévoyant de la placer sur un terre plein réunissant les deux îles de la Seine.

Soufflot a donc beaucoup étudié les abords de Sainte-Geneviève afin de la monumentaliser et ce par rapport aux processions autour de la châsse de la sainte.

Dès le tout premier plan en 1757, Soufflot avait prévu la réorganisation complète du quartier. D’ailleurs, le projet présenté au roi était intitulé « Projet pour l’église de Sainte-Geneviève, de la place au devant et devis de la rue qui peut être terminée d’abord à celle de Saint-Jacques et par la suite se continuer jusqu’au jardin du Luxembourg où elle aboutirait au milieu du palais ». Outre cette rue axiale il en avait prévu une autre aboutissant au sud de l’église, donnant ainsi une perspective sur l’élévation latérale du portique. Elle fut d’ailleurs pendant longtemps la seule réalisée dans ce grand projet.

Comme pour l’église et le dôme les projets des abords de Sainte-Geneviève ont évolué.

Le premier projet était d’intégrer l’église à une place rectangulaire où le portique aurait été d’une grande importance. Cette disposition faisait sûrement référence au forum romain antique considéré comme un idéal et un véritable lieu de vie publique. On venait en effet de découvrir ceux de Pompéi et d’Herculanum et de nombreuses publications en vantaient le mérite.

Mais en 1764 Soufflot abandonna ce tracé rectiligne pour une place semi-circulaire faisant référence à la forme des amphithéâtres antiques qui l’intéressaient beaucoup et qui eux aussi étaient le sujet de nombreuses publications.

Une école de droit et une école de théologie devaient border l’espace semi-circulaire alors que deux autres bâtiments ornés de colonnes devaient délimiter la place au nord et au sud formant une sorte d’écrin au grand portique, mis ainsi en valeur et monumentalisé (voir la première illustration).

De tous ces bâtiments seule l’école de droit fut réalisée entre 1771 et 1774. Elle présent une façade à quatre niveaux d’élévation et constituée de ressauts successifs jusqu’au portique tétrastyle ionique central. On voit ici la volonté de magnifier d’autant plus le portique de l’église, que les bâtiments l’encadrant ont un ordre ionique cannelé, donc moins ornés que le corinthien cannelé du portique. D’ailleurs, dans un projet antérieur à celui réalisé, le contraste entre l’église et ses abords était encore plus saisissant puisque le choix de Soufflot s’était porté sur de simples colonnes doriques.

Elévation de l'école de droit
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En 1780, à la mort de Soufflot ni sa place ni son église n’étaient terminés.
Concernant l’organisation du quartier seul furent réalisés le pendant de l’école de droit, la mairie du Vème arrondissement de Paris, en 1848 et le percement de la rue axiale, aujourd’hui rue Soufflot.

Quant à l’église elle connut dès 1791 des transformations suite à sa conversion en Panthéon Français. Ainsi, on boucha les baies des « collatéraux » et on détruisit les deux tours encadrant le chœur qui donnait alors à l’ensemble un aspect quelques peu médiéval.

Beaucoup ont dit que les baies avaient été bouchées pour des questions de stabilité, ce qui est fort possible, mais il semble aussi qu’il s’agisse plus ici d’une question de goût. En effet, dans les projets de Claude-Nicolas Ledoux pour des édifices publics la lumière vient essentiellement du haut et plus particulièrement d’un dôme central. Et c’est ce qu’a obtenu Quatremère de Quincy en obstruant les baies de Sainte-Geneviève. De plus l’édifice était ainsi beaucoup plus austère répondant à sa nouvelle fonction funéraire.

Quant au décor il a évolué au gré des fonctions attribuées à l’édifice comme en témoigne les divers programmes du fronton, le dernier sculpté datant de 1830. De plus le programme décoratif à l’origine essentiellement sculpté s’orienta de plus en plus vers des programmes picturaux ce qui va peut-être à l’encontre de l’idée de la « pureté grecque » que, selon Brébion, Soufflot aurait souhaité.

Vue perspective, gravure de Dumont dédiée à Soufflot
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Il n'y a que les passions et les grandes passions, qui puissent élever l'âme aux grandes choses. (Denis Diderot)


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MessagePosté: 22 Jan 2007, 18:57 
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Inscription: 30 Jan 2006, 16:42
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Localisation: Touraine
Quelques images supplémentaires...

Illustration du reflexe quand on arrive sous le portique : lever les yeux...
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Une des rares baies qui n'ait pas été bouchée
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L'école de droit
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MessagePosté: 22 Jan 2007, 19:16 
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Inscription: 14 Fév 2005, 23:47
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Localisation: Dans son monde...
Merci beaucoup, Maria-Antonia, pour ce très intéressant sujet. :P

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MessagePosté: 22 Jan 2007, 19:47 
Oui, merci, Maria-Antonia, pour le descriptif de ce bel édifice, chargé d'Histoire...


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MessagePosté: 22 Jan 2007, 20:15 
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Inscription: 10 Mai 2006, 12:32
Messages: 807
Localisation: Paris
Quel plaisir de se laisser guider ainsi...
Bravo pour cette nouvelle visite remarquable ! :bravo:

Moi qui ne suis pas très calé en architecture, j'ai presque tout compris. :wink:
Merci de nous faire partager vos connaissances.

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