Le château de Bouges, situé près de Valençay dans l’Indre, est considéré comme le «Trianon Berrichon» et illustre tout le raffinement du siècle des Lumières.
Le vestibule (cliquez pour agrandir l'image.

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En 1759, Charles-François Leblanc de Manarval acquit les terres de Bouges. Maître de forges de Clavières, près d’Ardentes (Indre) et directeur de la Manufacture royale de draps de Châteauroux, il fit édifier un nouveau château en pierre de taille entre 1763 et 1770.
Vue depuis la cour d'honneur.
L’architecte auquel il fit appel n'est pas identifié, bien qu'on ait attribué sans preuve la conception des travaux à Ange-Jacques Gabriel ou à un certain Fayeti, dont le nom est gravé sur une balustrade.
Des jardins qui accompagnaient la demeure de Charles Leblanc de Marnaval, peu documentés, subsiste la composition d' ensemble qui s'organisait à partir d'un axe principal marqué d’est en ouest par la grille d'entrée, la cour d'honneur terminée en hémicycle, le château élevé sur une terrasse cernée par une balustrade et une perspective vers une allée cavalière dessinée dans les bois du domaine. Quant au parc il occupait un vaste quadrilatère à l'ouest du château et un jardin potager clos de murs était installé au sud de la basse-cour.
Le caractère actuel du château de Bouges est dû à l'œuvre d'embellissement réalisée principalement par Monsieur Henri Viguier, Président-directeur général du Bazar de l'Hôtel de Ville et son épouse qui l'achetèrent en 1917. En effet, ils acquirent de nombreuses boiseries dont ils habillèrent les murs de Bouges ainsi qu’un très nombreux mobilier de qualité. De ce fait peu de pièces possèdent encore leur décor original, sauf peut-être le vestibule, mais toutes gardent un esprit dix-huitième.
Façade sur le parc.