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 Sujet du message: Les Habsbourgs et leur empire
MessagePosté: 16 Oct 2007, 21:18 
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Le catalogue de l'exposition de Compiègne, actuellement en cours, vient de paraître :

:arrow: Nicolas II Esterhazy (1765-1833), un prince hongrois collectionneur (RMN, octobre 2007 - 45 €)

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Présentation de l'éditeur :

"La vie artistique de l'Europe du XVIII ème siècle a été marquée par la constitution d'importantes collections d'oeuvres d'art, qui contribuèrent par la suite au développement des musées au XIX ème siècle. Les Esterházy s'étaient intéressés à l'art dès le début du XVII ème siècle. Le plus grand collectionneur de cette prestigieuse famille fut le prince Nicolas II (1765-1833), qui se passionna avant tout pour la peinture, le dessin et la gravure, et constitua l'une des plus importantes collections d'art de Hongrie et de l'empire autrichien. Cette collection fut vendue en 1870 à l'Etat hongrois naissant, et devint ainsi l'un des principaux fonds de l'actuel musée des Beaux-Arts de Budapest.

L'exposition présentée au château de Compiègne réunit plus de deux cents oeuvres offrant un panorama extrêmement varié de la production artistique européenne du XVI ème au début du XIX ème siècle, et témoignant des goûts affirmés qui distinguèrent les Esterházy de leurs contemporains.
Elle présente notamment un remarquable ensemble de peintures italiennes (Véronèse, Bellotto), françaises (Bourdon, Le Lorrain), espagnoles (Ribera), allemandes (Cranach), flamandes et hollandaises. Dessins, gravures, objets d'art, mais aussi livres et partitions complètent le portrait d'un prince éclairé.

Cette présentation offre une occasion unique de découvrir des chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Budapest et de la Fondation Esterházy à Eisenstadt, dont les richesses restent trop peu connues en France."

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"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)


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MessagePosté: 30 Nov 2007, 19:59 
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-par Jean Bérenger :

:arrow: Joseph II d'Autriche, serviteur de l'Etat (Fayard, novembre 2007 - 27 €)

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Présentation de l'éditeur :

"Lorsqu'il accéda au trône, Joseph II (1741-1790), fils de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, se lança dans une vaste politique modernisatrice qu'il avait mûrie durant le règne de sa mère. En butte à la résistance de l'aristocratie et du clergé qui imposèrent des limites à son oeuvre aux aspects multiples, il mena à bien ses réformes dans le domaine de la culture : il mit fin à la censure ecclésiastique, ouvrit Vienne aux idées des Lumières, accéléra les progrès de la scolarisation, imposa un édit de tolérance qui donna un statut social aux protestants et aux juifs, parvenant malgré tout à ne pas se brouiller avec le pape. De plus, il abolit le servage et créa l'administration nécessaire au gouvernement de son empire, posant les bases de l'essor économique que connaîtra l'Empire austro-hongrois au XIX ème siècle.

Personnage peu étudié malgré la fascination qu'il exerça sur ses contemporains et sur la postérité, notamment au XIX ème siècle, Joseph II nous est rendu accessible par Jean Bérenger qui s'est appuyé sur la correspondance qu'il entretenait avec son entourage, écrite le plus souvent dans un excellent français. Cet ouvrage novateur nous présente enfin ce monarque à la lumière tant de ses échecs que de ses réussites que leur portée tardive avait dissimulées au jugement de ses contemporains."



:arrow: Histoire de l'empire des Habsbourgs (1273-1918) (Fayard, ,1998 - 32 €)

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Présentation de l'éditeur :

"Originaires de Suisse alémanique, les Habsbourgs ont élargi leurs possessions au Bassin danubien dès la fin du XIII ème siècle, avant d'affirmer, au XVème siècle, leur destin européen (en obtenant pour de nombreuses générations la dignité impériale) voire, avec Charles Quint, leurs prétentions à la monarchie universelle grâce à l'Espagne et à ses possessions puis de demeurer jusqu'en 1918 (avec des hauts et des bas) une puissance de premier plan (notamment en jouant pour l'Occident le rôle de bouclier face à la menace ottomane). Les Habsbourgs d'Autriche régnèrent toujours, en Europe centrale et orientale, sur des nations déjà existantes, la hongroise, la polonaise ou la bohême, ou bien gouvernèrent des Etats qui n'étaient que des fragments d'une nation plus vaste (Naples et Milan pour la nation italienne, la Styrie, le Tyrol ou la Basse-Autriche pour l'allemande).
Indifférents au concept d'Etat-nation, ils lui ont préféré celui de monarchie supranationale dans laquelle la fidélité au souverain constituait le lien fondamental entre les peuples et tenait lieu de patriotisme. Ce concept, rétrograde en apparence, avait l'avantage de ne les identifier à aucune culture ni à aucune nation privilégiée. Il leur permit, au contraire, de respecter les langues vernaculaires, les cultures, souvent les religions, les autonomies des peuples qui s'étaient plus ou moins volontairement placés sous leur tutelle.
C'était la meilleure garantie de ce que l'on peut appeler le "droit à la différence" des minorités. L'autre secret de "l'archimaison" fut de savoir collaborer avec les forces sociales dominantes - Eglise et noblesses puis grande bourgeoisie d'affaires - tout en créant progressivement une classe d'homme nouveaux - fonctionnaires et officiers - en attendant de s'accommoder du suffrage universel et des sociaux-démocrates acquis à son maintien à condition qu'elle accorde plus d'autonomie aux divers groupes ethno-linguistiques.
Cette histoire d'une maison souveraine se veut tout autant politique et sociale que culturelle et économique. Elle permet de comprendre comment cette construction originale a fonctionné, contribué à l'équilibre européen, facilité l'évolution de plusieurs nations et aussi pourquoi, sans avoir démérité, elle a été condamnée en 1918 par des vainqueurs incapables de lui substituer un système plus juste et plus efficace..."


Qui est l'auteur ? :?:

"Professeur à la Sorbonne, Jean Bérenger est spécialiste d'histoire militaire et des pays d'Europe centrale et orientale à l'époque moderne."



:arrow: Marie-Thérèse d'Autriche, par Jean-Paul Bled (Fayard, 2001 - 25 €)

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Présentation de l'éditeur :

"Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780) siège en bonne place au panthéon de l'Europe monarchique.
A peine sur le trône, elle met au service de l'Etat une énergie qui fait l'admiration de tous, même de son ennemi Frédéric II, auquel va l'opposer un long duel. Bien qu'élevée dans les valeurs du catholicisme baroque, elle sait se montrer pragmatique. Archiduchesse d'Autriche, reine de Hongrie et de Bohême, elle noue avec ses sujets une relation de personne à personne, et, grâce à son charisme, affirme l'autorité des Habsbourgs dans les différents territoires de la monarchie.
Elle-même se veut la mère de ses peuples : "Quoique aimant ma famille et mes enfants, je n'aurais pas hésité à être avant tout la mère de mes Etats et à leur donner la préférence si cela avait été nécessaire", écrit-elle dans son Testament politique.

C'est cette image, transmise de génération en génération, que retiendra la postérité. Le bilan de son long règne est impressionnant : malgré trois guerres, Marie-Thérèse a posé les fondements de l'Autriche moderne et a redonné à Vienne sa place dans le concert des monarchies européennes.
Le bilan de sa vie de femme ne l'est pas moins : elle a épousé l'homme qu'elle aimait, François-Etienne, duc de Lorraine ; elle a donné le jour à seize enfants, dont dix ont survécu, et a veillé de près à leur éducation, mais elle s'est aussi employée à les utiliser pour tisser les fils d'un système diplomatique au service des intérêts autrichiens, comme en témoigne le mariage de Marie-Antoinette avec le futur Louis XVI."


-Sommaire :

-Dans l'attente (1717-1740)
-L'héritage
-Le grand péril (1740-1745)
-Le redressement (1745-1748)
-L'entre-deux-guerre : les réformes intérieures (1749-1756)
-Le renversement des alliances (1756)
-La guerre de Sept Ans (1756-1763)
-Vers un nouvel élan (1763-1765)
-Les travaux et les jours
-La "coquette d'esprit"
-Nouveaux défis
-Vienne au temps de Marie-Thérèse
-L'Europe de Marie-Thérèse
-Derniers combats (1778-1780)

Qui est l'auteur ? :?:

"Jean-Paul Bled, ancien directeur du Centre d'études germaniques de Strasbourg, est professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne, où il est titulaire de la chaire d'histoire de l'Allemagne contemporaine et des mondes germaniques. Il est l'auteur, notamment, d'une biographie de François-Joseph (Fayard, 1987) et d'une Histoire de Vienne (Fayard, 1998)."



:arrow: Joseph II. Un Habsbourg révolutionnaire, par François Fejtö (Perrin, édition revue et corrigée, 2004 - 22 €)

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Présentation de l'éditeur :

"Européen, acquis aux Lumières et d'une tolérance religieuse inhabituelle, voilà qui fait de Joseph II, empereur d'Allemagne, roi de Hongrie, d'Autriche et des Romains, un personnage proprement révolutionnaire.
Sa jeunesse est européenne : roi des Romains à 23 ans (1764), élu empereur l'année suivante, il visite ses Etats, l'Italie, la Prusse, la Russie, et surtout Paris. En compagnie de sa sœur, Marie-Antoinette, il découvre la cour la plus brillante de l'époque, se lie avec des philosophes et des économistes. C'est là qu'il définit les principes de son action politique : le despotisme éclairé.
Autour de 1780, il abolit le servage, la corvée et met en chantier une réforme fiscale; il promulgue un édit de tolérance, instaure le mariage civil, cantonne l'autorité du pape au dogme, sécularise la moitié des couvents mais soutient les ordres enseignants, et assure aux juifs une paix religieuse et sociale.
Il ordonne un recensement de la population, ce qui ébranle les bases mêmes de l'ordre féodal en introduisant le principe de l'égalité des citoyens dans les institutions.
Menacé par la Prusse et l'Empire ottoman, il tient son empire par la force de sa poigne et le conduit, jusqu'à sa mort en 1790, à être le seul concurrent, mais pacifique, de la France."


-Sommaire :

Livre Premier

-Naissance d'un héritier
-Vitam et sanguinem
-Un diplomate d'envergure : Kaunitz
-Le jeune archiduc
-Education difficile
-Les divertissements de l'Altesse royale
-La Guerre de Sept Ans
-La duchesse de Parme
-Joseph, roi de Rome
-La mort du père
-Les conceptions politiques du nouveau corégnant
-La réaction de l'Impératrice et de Kaunitz
-Joseph et Léopold
-Eleonore de Liechtenstein
-L'empereur rencontre le roi de Prusse
-Le premier partage de la Pologne
-Famine en Bohême
-De l'abolition du servage à la réforme de l'administration
-Tolérance et intolérance
-Joseph II en France
-La succession de Bavière
-La guerre de la Succession de Bavière fait long feu
-Joseph chez Catherine II

Livre II

-Le nouveau monarque
-Le style Joseph II
-La liberté de la presse
-Joseph ou la passion de l'unité
-Le culte de l'Etat
-Visites impériales
-La politique religieuse de l'empereur
-Le "comte du Nord" à Vienne
-L'affaire des Pays-Bas
-Le mariage d'Elisabeth et de François
-La guerre contre la Turquie
-La maladie de l'empereur
-La prise de Belgrade
-La "mode" française
-Hoc ibit
-"Pourquoi ne suis-je pas aimé de mon peuple ?"
-L'agonie et la mort de l'empereur
-Dans la crypte des Capucins

Qui est l'auteur ? :?:

"François Fejtö s'est imposé d'abord comme l'historien des démocraties populaires puis de l'empire des Habsbourgs et de la Mitteleuropa. Il est un des derniers grands acteurs et analystes vivants des combats intellectuels des années 1950-1990."

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 Sujet du message: Re: Les Habsbourgs et leur empire
MessagePosté: 23 Aoû 2009, 18:57 
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:arrow: Lumières n°9 / 1er semestre 2007 : échecs et réussites du joséphisme, collectif (Presses Universitaires de Bordeaux, février 2008 - 22 €)

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Présentation de l'éditeur :

"La décennie joséphiste (1780-1790) continue de fasciner et d’interroger. Dix ans avant la Révolution, l’empereur Joseph II tente une grande politique de réformes qui semble mettre en pratique une partie de la philosophie des Lumières. Ce n’est pas un gouvernement éclairé, c’est le gouvernement des Lumières. Bien sûr, les désillusions ne tarderont pas, mais cette tentative plus de deux siècles après retient encore l’attention et passionne au-delà de l’objet historiographique. Assurément, il faut se garder d’isoler ces dix années et songer aux continuités qui trament la longue durée. Et il est des réformes qui transcendent la décennie joséphiste et relèvent du processus de modernisation des administrations et des sociétés à l’oeuvre dans toute l’Europe. Mais on ne doit pas oublier non plus le vécu certes divers mais dans l’ensemble convergent des contemporains de ces réformes qui eurent le sentiment d’une rupture et d’une nouvelle ère.
C’est l’examen d’un certain nombre des réformes lancées pendant cette décennie que propose ce numéro de Lumières. "


-Sommaire

-Jean Mondot, Wolfgang Schmale, Renate Zedinger : Avant-propos

-Philipe Loupès : Telle mère, tel fils ? Le bilan du règne de Marie-Thérèse au miroir des oraisons funèbres et des éloges en France

-Jean Bérenger : Joseph II et la tolérance confessionnelle dans l’ensemble de la monarchie autrichienne

-Michèle Galand : Joseph II et la modernisation de l’administration des Pays-Bas autrichiens

-Tristan Coignard : L’empereur Joseph, protecteur du Burgtheater ? Le théâtre à Vienne : bilan d’une réforme joséphiste

-Jean Mondot : L’année 82 ou la fin de l’état de grâce. Le désenchantement du monarque et le commencement de la politique

-Ernst Wangermann : Joseph II et ses réformes de la sphère publique

-Claude Michaud : La noblesse hongroise à la fin des années 1780

-Christine Lebeau : Reconfigurer les "échecs" du joséphisme. L’exemple de la réforme fiscale

-Alain Ruiz : Les réactions des hommes des Lumières à la mort de Joseph II et Léopold II, entre joséphisme et jacobinisme (1790-1792)

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 Sujet du message: Re: Les Habsbourgs et leur empire
MessagePosté: 23 Déc 2011, 21:01 
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:arrow: La Hongrie des Habsbourg, par Jean Bérenger (Presses universitaires de Rennes - tome 1, avril 2010 - 20 €) et par Charles Kecskeméti (Presses universitaires de Rennes - tome 2, décembre 2011 - 21 €)

Tome I : de 1526 à 1790

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Présentation de l'éditeur :

"Durant les trois siècles qui séparent le désastre de Mohacs (1526), où l'élite politique a été massacrée, et la mort de Joseph II (1790), la Hongrie a conservé son caractère multiethnique et renforcé son caractère multiconfessionnel.
Pendant deux siècles (1526-1699) le territoire hongrois a été partagé entre les Habsbourg (Hongrie royale), les Turcs (la Grande plaine) et la Transylvanie (protectorat ottoman). Seule la reconquête par les Impériaux après 1683 a permis la réunification du pays au profit des Habsbourg. Face au péril mortel qu'avait représenté l'avance turque en Europe centrale, la noblesse hongroise avait en effet accepté, non sans réticence, l'intégration de la Hongrie dans la Monarchie des Habsbourg, héritiers des Jagellons.

Mais c'était le début d'un long combat avec la Cour de Vienne pour conserver son autonomie grâce aux institutions représentatives (la diète), un exécutif autonome siégeant à Presbourg, et surtout grâce à la décentralisation administrative (les comitats nobles). Une partie de la noblesse a même tenté, à plusieurs reprises, de recouvrer son indépendance. Touchée en profondeur par la Réforme protestante, elle a défendu ses libertés confessionnelles contre la politique de Contre-réforme menée par les Habsbourg à partir de 1620.
La reconquête a permis au XVIII ème siècle la reconstruction démographique, tandis que la reconstruction économique, qui se limita au secteur primaire (mines et agriculture) permettait l'expansion de l'architecture baroque. Après 1760, une réglementation générale a assuré la protection de la paysannerie et l'éducation a été modernisée. Bien que, dans l'immédiat, les réformes de Joseph II se soient soldées par un échec, "l'Ami des hommes" a implanté le goût du progrès dans les élites éduquées."


Sommaire :

Les bouleversements. De Mohács à la paix de Vienne (1526-1606)

-La constitution historique
-La division tripartite du territoire
-Les conflits confessionnels au XVI ème siècle
-Le fonctionnement au XVI ème siècle

Le conflit constitutionnel du XVII ème siècle

-L’apaisement relatif
-Les Mécontents. De Vasvár au siège de Vienne (1664-1683)
-La reconquête de la Hongrie (1683-1699)
-La guerre d’indépendance de François II Rákóczi : du conflit au compromis

La reconstruction du XVIII ème siècle

-Le fonctionnement du compromis au XVIII ème siècle
-La reconstruction économique
-La reconquête catholique et ses limites (1715-1781)
-L’époque des Lumières
-Les réformes de Joseph II
-L’échec final de Joseph II


Tome II : de 1790 à 1914

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Présentation de l'éditeur :

"Entre la mort de Joseph II et l'attentat de Sarajevo, la Hongrie, intégrée dans la Monarchie des Habsbourg, est entrée dans la modernité économique, politique et culturelle, non sans souffrir de la tutelle viennoise jusqu'à 1867.
Préparée par la pensée éclairée solidement enracinée et vingt ans d'efforts réformistes sous l'étouffant gouverneraient de l'ère Metternich (1815-1848), la révolution de 1848 liquida le système féodal et instaura un régime parlementaire. Ni la brutale répression de 1849, ni les efforts du néo-absolutisme ne purent toutefois plier la résistance des vaincus et en 1867, François-Joseph fut contraint d'accepter le Compromis qui transforma l'Empire d'Autriche en une Double Monarchie et entérina les règles de fonctionnement du dualisme.
Dans la période du dualisme (1867-1914), l'action des gouvernements libéraux a valu à la Hongrie une croissance économique soutenue, un système éducatif performant, une justice humanisée, et aussi le respect de la liberté de conscience, encouragée par une presse libre et dynamique. Ces profondes transformations trouvèrent leur expression dans l'essor de Budapest qui devint une grande capitale européenne, sur le modèle de Paris, de Vienne ou de Berlin.
L'Exposition de 1896, organisée pour marquer le Millénaire de l'arrivée des Hongrois dans le Bassin des Carpates, célébra les succès du présent et témoigna de la foi dans l'avenir. Mais le poids des archaïsmes sociaux et l'appréhension de risques que faisait courir au pays le conflit avec les nationalités empêchèrent même après 1900 l'adoption du suffrage universel dans un pays profondément attaché à sa tradition parlementaire.
Ces querelles ont malheureusement occulté l'image de la Hongrie libérale et son rayonnement dans le domaine littéraire, musical, artistique et n'ont laissé apparaître qu'une image malveillante de "prison des peuples" persécutant les nationalités minoritaires."


Sommaire :

Les dernières décennies de l’Ancien Régime

-Vingt-cinq ans d’espoirs, d’abattements et d’incertitudes
-La Hongrie dans l’Europe du Congrès de Vienne
-Les années 1830 : défis, élans et tensions
-Le Vormärz hongrois

Révolution, répression, compromis

-La révolution et la guerre de Hongrie
-De l’Empire d’Autriche à la Monarchie austro-hongroise

La Hongrie du dualisme

-La Hongrie libérale du Compromis au Millénaire
-1896-1914 : essor économique, raidissement politique et mutation culturelle


Qui sont les auteurs ? :?:

"Jean Bérenger, spécialiste de l'histoire de l'Europe centrale, est professeur émérite à l'université de Paris Sorbonne. Il a enseigné de 1970 à 1984 à l'université de Haute Bretagne. Il a notamment publié : L'empereur Léopold Ier (1640-1705) fondateur de la puissance autrichienne (PUF, 2004) et Joseph II, serviteur de l'Etat (Fayard, 2007).


Charles Kecskeméli, docteur-ès-lettres, a passé sa vie professionnelle au service du Conseil international des Archives. Auteur de nombreux essais sur l'histoire de l'Europe centrale, il a notamment publié le recueil de sources Notes, rapports et témoignages français sur la Hongrie (1717-1809) (Institut hongrois-Bibliothèque nationale Széchényi, 2006) et une monographie sur Le Libéralisme hongrois, 1790-1848 (Honoré Champion, 2010)."

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