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 Sujet du message: Compagnie(s) des Indes
MessagePosté: 18 Mai 2005, 19:32 
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Quelques premières pistes :

:arrow: Les Compagnies des Indes, par Louis Mézin, Gérard Le Bouëdec, Philippe Haudrère (Ouest-France, 1999, 2001, 2005 - 23 €)

Image

Cliquez sur les images pour les agrandir.

Présentation de l'éditeur :

"Ce livre sur les Compagnies des Indes constitue une première par son texte original et sa très riche iconographie.
Avec le souci de faire comprendre l'organisation et le fonctionnement des compagnies qui avaient le monopole du commerce de l'Océan indien, les auteurs proposent aux lecteurs de découvrir toutes les étapes d'un voyage au long cours, depuis la construction des navires et leur armement à Lorient, la traversée de l'Atlantique et de l'Océan indien vers les comptoirs jusqu'au retour et aux ventes de soies, cotons, thés, cas, poivres et porcelaines à Nantes puis à Lorient.
Ce commerce de l'Océan Indien est à l'origine de la fortune de Lorient. Ville-entreprise, à l'avenir incertain, elle vit au rythme des pulsations du commerce colonial, des départs, des retours, des ventes. Véritable sas dans lequel s'engouffrent les gens de mer, les négociants, les marchandises, les millions de livres, elle offre une société originale où la vie culturelle et les formes de sociabilité ont pu s'épanouir."


-Sommaire :

-Les Compagnies des Indes

Le "modèle hollandais"
La puissance financière
Les actionnaires de la compagnie française
Le contrôle de l'État
Des directeurs compétents
Des directeurs très "intéressés"

-Un chantier de construction navale

Le choix du site
Des approvisionnements de toute l'Europe
Les chantiers des compagnies
L'enclos et le parc de la presqu'île du Féandik
Le chantier de Caudan
Le chantier du Blanc
Des chantiers de gros porteurs

-Un port d'armement

Les opérations d'armement
Envois de marchandises
Le "gouffre d'Asie"
Les matelots
Les officiers
Une élite

-Les comptoirs

Pondichéry et ses dépendances
Chandernagor et les installations du Bengale
Canton et la Chine
Les îles de France et Bourbon
De l'Afrique à l'Amérique
Un personnel peu nombreux
Des auxiliaires locaux influents

-Les voyages

La route du Cap
Routes de l'océan Indien
Retours
Difficultés de la vie à bord
Une ration alimentaire déséquilibrée
Mortalité
Accidents

-Les ventes

Produits transportés
Une réglementation douanière compliquée
Une contrebande universelle
Déroulement des ventes
Le transfert des ventes de Nantes à Lorient
Les négociants

-Du chantier à la ville nouvelle

De l'enclos au campement sur la lande du Faouëdic
Une croissance par immigration
L'aménagement urbain d'une ville nouvelle
Une ville confisquée par la Compagnie des Indes
Pouvoir urbain et pouvoir seigneurial

-Une société de comptoir portuaire

Lorient - arsenal
Une ville presque comme les autres
Une société portuaire originale
Le temps des négociants

-Vie culturelle et formes de sociabilité

La culture populaire
Les cabarets
La culture négociante
Auberges et cafés
Les réceptions familiales
Le théâtre
La loge et la chambre de lecture

-Une ville à l'avenir incertain

D'une compagnie à l'autre
Le Miracle de Notre-Dame-de-Victoire en octobre 1746
De Belle-Ile à Lorient, l'épreuve du blocus (1759-1763)
La fin des Compagnies des Indes


Qui sont les auteurs ? :?:

"Philippe Haudrère, Docteur d'Etat, est professeur d'histoire moderne à l'Université d'Angers, membre de l'Académie de Marine.
Gérard Le Bouëdec, Docteur d'Etat, est professeur d'histoire moderne et directeur du laboratoire Solito (Histoire et Sciences sociales du Littoral et de la Mer) à l'université de Bretagne Sud à Lorient.
Louis Mézin, Conservateur du Musée de la Compagnie des Indes de Lorient, est spécialiste des relations Orient-Occident au XVIIIème siècle, il est également directeur-fondateur des Cahiers de la Compagnie des Indes."




Par ailleurs, j'ai vu ce soir en librairie ce nouveau livre de Philippe Haudrère,

:arrow: La compagnie française des Indes au XVIIIème siècle, aux Editions des Indes Savantes (75 € les 2 tomes), apparemment sorti en février dernier.

Image

Résumé :

"Après des débuts difficiles au XVIIème siècle, la Compagnie française des Indes connaît une croissance rapide au XVIIIème siècle.
"Les commerçants français sont devenus les plus dangereux de nos rivaux", assurent les directeurs de la compagnie anglaise en 1737. Le présent ouvrage précise quelques-unes des raisons du succès des Français. Il y a d'abord le montant élevé du capital, appartenant pour les trois quarts à des actionnaires privés. Il y a aussi la bonne gestion des directeurs, armateurs expérimentés venus de divers ports de France, ou grands financiers, ou encore anciens commerçants ayant fait fortune en Asie.
Les cargaisons sont bien composées et répondent à la demande des consommateurs européens : cotonnades blanches, teintes ou "peintes" dont la variété et la richesse des coloris enchantent le public, du café, du thé, de la porcelaine et des bois de teinture. Il y a enfin l'excellente qualité technique de la marine. En Chine, la Compagnie française développe activement le commerce par son comptoir de Canton.
En Inde, la Compagnie se trouve imbriquée dans les rivalités et les conflits locaux. Dupleix, gouverneur de Pondichéry, est le premier des Européens à essayer de trouver une solution en créant une région pacifiée autour du principal établissement des Français. Son projet est critiqué par les actionnaires qui, redoutant une augmentation des dépenses militaires, imposent son rappel. La compagnie anglaise parvient à faire aboutir une entreprise analogue autour de Calcutta.
Le contrôle du commerce du Bengale donne aux Britanniques une telle supériorité sur les autres Européens qu'ils parviennent rapidement à les supplanter et donc à mettre fin aux activités des Compagnies des Indes, en particulier celle des Français."


-Sommaire :


-Structures

-Formation (1719-1731)
-Direction générale
-Le domaine colonial et son administration
-Commerce

-Développement de la Marine

-Mouvement maritime et construction navale
-Marins
-Expéditions maritimes

-Refus d'une domination coloniale

-Personnel colonial
-Politique coloniale
-Fin de la Compagnie (1763-1795)


Voilà un sujet qui m'intéresse beaucoup alors je crois que je vais faire ce sacrifice. La compilation de Bordonove attendra. :lol:

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"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)


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MessagePosté: 18 Mai 2005, 20:20 
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Il a donc été réédité! Chouette alors! Merci du renseignement, Louis-Auguste. :wink:

Personnellement, je le connaissais sous une forme en quatre volumes, qui doit dater des années 80. J'imagine que cette nouvelle édition est mise à jour, donc encore meilleure. De toute façon c'est un grand livre, donc en effet, le sacrifice du Bordonove s'impose... :lol:


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MessagePosté: 18 Mai 2005, 23:43 
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J'ignorais que c'était une réédition. :oops: :lol:

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 Sujet du message: Re: Compagnie(s) des Indes
MessagePosté: 18 Avr 2009, 13:30 
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En complément :

:arrow: Les Compagnies des Indes orientales. Trois siècles de rencontre entre Orientaux et Occidentaux (1600-1858), par Philippe Haudrère (Desjonquères, 2006 - 25 €)

Image

Présentation de l'éditeur :

"Le 20 mai 1498, trois vaisseaux portugais, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, atteignent les côtes des Indes orientales.
Cet événement majeur dans l'histoire du monde inaugure une longue période d'échanges entre Occidentaux et Orientaux. Chaque grande nation européenne, désireuse de disposer de sa propre Compagnie des Indes, met en place de puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations commerciales et maritimes. Le développement de leurs flottes transforme cette aventure en épopée maritime. La demande croissante de produits d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser pour la conquête de nouveaux marchés.
Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent de formidables machines de pouvoir, élément essentiel du processus de conquête du monde par les Européens. Le présent ouvrage est la première approche comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes."


-Sommaire :

La création des Compagnies des Indes

-Les Portugais et l'ouverture de la route du cap de Bonne-Espérance
-Les Hollandais et la création de la Compagnie des Indes
-Les Britanniques : de la société locale à la compagnie nationale
-Les compagnies royales

La maîtrise navale des Occidentaux

-Les vaisseaux
-Les marins
-Les voyages

Du commerce à la domination

-Le commerce
-Les commerçants
-Les militaires
-La fin des Compagnies des Indes

Qui est l'auteur ? :?:

"Philippe Haudrère, agrégé d'histoire, docteur d'État, est professeur à l'Université d'Angers et membre de l'Académie de marine.
L'essentiel de ses travaux porte sur les Compagnies des Indes. Il a publié notamment La Compagnie française des Indes au XVIIIème siècle et aux éditions Desjonquères, en 1992, La Bourdonnais, marin et aventurier."





A l'attention particulière de Cornélie qui semblait intéressée, le catalogue de l'exposition dont il était question ici. :wink:

:arrow: Féérie indienne. Des rivages de l'Inde au royaume de France, par Philippe Haudrère, Jacqueline Jacqué, Nicolas Brigitte (Somogy, éditions d'art, novembre 2008 - 28 €)

Image

Présentation de l'éditeur :

"Pendant de longues années, les secrets des teinturiers indiens, jalousement gardés, suscitent la convoitise de l'Europe. Quand enfin elle est capable d'imiter le processus de fabrication, c'est le début d'une ère nouvelle, l'essor de l'industrie textile française.

Cet ouvrage magnifiquement illustré présente l'aventure maritime et commerciale de la Compagnie française des Indes et souligne le transfert de technologies qui s'opère entre les deux continents. Surtout, il permet d'apprécier les qualités, la diversité, la virtuosité des artisans indiens qui transforment de simples toiles de coton en chef-d'oeuvre.
Pour la première fois, deux collections françaises, celle du Musée de l'Impression sur étoffes de Mulhouse et celle du Musée de la Compagnie des Indes de Lorient, dévoilent costumes, carrés, courtepointes et panneaux décoratifs pour transporter le lecteur à travers un parcours éclatant de couleurs entre le XVIème et le XIXème siècle."

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"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)


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 Sujet du message: Re: Compagnie(s) des Indes
MessagePosté: 26 Juin 2011, 19:19 
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Des outils en ligne pour consulter les archives de la Compagnie des Indes, mis à dispositions par les ministères de la Défense et de la culture.


Il va sans dire que j'ai commencé à explorer cette mine !


* * * * * * * *

Le site Internet "Mémoire des hommes" met à la disposition des Internautes des outils de recherche pour consulter les archives de la Compagnie des Indes. Cette expérience inédite qui s'inscrit dans le cadre de l'année des Outre-mer, est le résultat d’un partenariat entre le ministère de la Défense et des anciens combattants, les Archives nationales et l’association des amis du Service historique de la Défense à Lorient.

Créée en 1664 par Louis XIV, la Compagnie française des Indes orientales fut au cœur du pouvoir économique et financier du royaume. Présente sur tous les océans, elle fut l’un des instruments majeurs de la puissance navale de la France.

La mise en commun des fonds de la Compagnie des Indes conservés au Service historique de la Défense et aux Archives nationales donne la possibilité aux internautes et en particulier aux spécialistes de bénéficier du fruit de nombreuses années de dépouillements et de recherches historiques. Ils peuvent ainsi consulter la base de données nominative des équipages et des passagers, effectuer des recherches sur les armements et feuilleter cinq atlas maritimes richement illustrés. Le site des Archives nationales offre quant à lui la possibilité de consulter les journaux de bord des campagnes de traite négrière françaises au XVIIIe siècle.

________
Pour en savoir plus :

Compagnie des Indes : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Archives nationales : http://www.culture.gouv.fr

Service historique de la Défense à Lorient : http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr

Sources : SGA/DMPA
Droits : Copyright Mindef/SGA

_________________
Faites un tour chez Monsieur de C.


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 Sujet du message: Re:
MessagePosté: 29 Juin 2011, 08:55 
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Louis-Auguste a écrit:
J'ignorais que c'était une réédition. :oops: :lol:


J'ignorais que ce livre existait! :oops: :siffle: Merci du renseignement!

Vanesa.


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 Sujet du message: Les produits d'exportations de la Compagnie des Indes
MessagePosté: 28 Avr 2012, 12:53 
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Aux Editions Ouest-France est sorti un petit livre de poche sur Les Compagnies des Indes (françaises), par Philippe Haudère et Gérard Le Bouëdec, petit livre très complet, sans être surchargé de détails, et agréable à lire.

Image

Il traite successivement de l'organisation des Compagnies successives, de la construction de Lorient, de la vie dans les navires, des trajets, des marchandises...

Je voulais surtout revenir sur cette dernière partie. Les auteurs donnent un décompte des marchandises importées des Indes .

Les grandes ventes se tenaient la deuxième semaine d'octobre, à Nantes, puis après 1731 à Lorient même.

Commençons par les produits bruts, vendus en premiers. Le café Moka (en provenance du Yémen), présent dès la fin du XVIIe, est dépassé dès 1731 par le café Bourbon. En moyenne 300 000 livres (ici et par la suite livre-poids) du premier sont vendus, contre entre 1 500 000 et 2 200 000 livres du second.

L'importation de thé est elle en constante augmentation. Seulement 100 000 livres au début du XVIIIe,500 000 entre 1730-1740, le double en 1750, pour atteindre 2 millions durant la seconde moitié du XVIIIe. Les trois quart de ce thé sont du thé noir commun, le thé vert ne représente qu'un cinquième des cargaison.

Les drogues sont surtout l'alun, l’aloès, le borax, la rhubarbe, le galenga et l'esquine.

Les importations d'épices se composent principalement du poivre, 500 000 livres par an, et 5 000 livres de cannelle. Les autres épices se retrouvent en très petites quantités.

Parmi les autres produits bruts se trouvent le salpêtre (250 000 livres par an), des bûches de bois rouge, de sapan (ces bois servent à la teinture), du rotin et de grandes quantités de cauris, petit coquillage servant de monnaie en Afrique, et donc très recherché par les négociants.

Les principaux produits finis sont les cotonnades et les porcelaines. On en importe dans les deux cas 100 000 pièces de ces dernières au début du XVIIIe, 200 000 vers 1750 et 300 000 dans le dernier tiers du siècle. On compte souvent pour les porcelaines deux tiers de blanc et bleu, et le reste de couleurs (familles vertes, roses ….). Les cotonnades sont pour moitié blanches, pour moitié bleues, teintes, ou des mousselines.

Les soieries asiatiques étant trop chères et trop difficiles à retravailler, leur importation reste très réduite, malgré l'ouverture aux importations dès 1763.

Par contre café et cotonnades font l'objet d'un gigantesque trafic, dû aux taxes et aux conflits entre monopoles et productions d'autres origines. La fraude sur les cotonnades est si développée que les autorités sont incapables de faire respecter la réglementation.

Les acheteurs présents aux ventes viennent pour la plupart de l'ouest et de Paris, et dans une moindre mesure de Montpellier, Marseille et Bordeaux. Les acheteurs étrangers viennent principalement de Genève.


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