Quelques premières pistes :
Les Compagnies des Indes, par Louis Mézin, Gérard Le Bouëdec, Philippe Haudrère (Ouest-France, 1999, 2001, 2005 - 23 €)
Cliquez sur les images pour les agrandir.Présentation de l'éditeur :"Ce livre sur les Compagnies des Indes constitue une première par son texte original et sa très riche iconographie.
Avec le souci de faire comprendre l'organisation et le fonctionnement des compagnies qui avaient le monopole du commerce de l'Océan indien, les auteurs proposent aux lecteurs de découvrir toutes les étapes d'un voyage au long cours, depuis la construction des navires et leur armement à Lorient, la traversée de l'Atlantique et de l'Océan indien vers les comptoirs jusqu'au retour et aux ventes de soies, cotons, thés, cas, poivres et porcelaines à Nantes puis à Lorient.
Ce commerce de l'Océan Indien est à l'origine de la fortune de Lorient. Ville-entreprise, à l'avenir incertain, elle vit au rythme des pulsations du commerce colonial, des départs, des retours, des ventes. Véritable sas dans lequel s'engouffrent les gens de mer, les négociants, les marchandises, les millions de livres, elle offre une société originale où la vie culturelle et les formes de sociabilité ont pu s'épanouir."-Sommaire :-Les Compagnies des IndesLe "modèle hollandais"
La puissance financière
Les actionnaires de la compagnie française
Le contrôle de l'État
Des directeurs compétents
Des directeurs très "intéressés"
-Un chantier de construction navaleLe choix du site
Des approvisionnements de toute l'Europe
Les chantiers des compagnies
L'enclos et le parc de la presqu'île du Féandik
Le chantier de Caudan
Le chantier du Blanc
Des chantiers de gros porteurs
-Un port d'armementLes opérations d'armement
Envois de marchandises
Le "gouffre d'Asie"
Les matelots
Les officiers
Une élite
-Les comptoirsPondichéry et ses dépendances
Chandernagor et les installations du Bengale
Canton et la Chine
Les îles de France et Bourbon
De l'Afrique à l'Amérique
Un personnel peu nombreux
Des auxiliaires locaux influents
-Les voyagesLa route du Cap
Routes de l'océan Indien
Retours
Difficultés de la vie à bord
Une ration alimentaire déséquilibrée
Mortalité
Accidents
-Les ventesProduits transportés
Une réglementation douanière compliquée
Une contrebande universelle
Déroulement des ventes
Le transfert des ventes de Nantes à Lorient
Les négociants
-Du chantier à la ville nouvelleDe l'enclos au campement sur la lande du Faouëdic
Une croissance par immigration
L'aménagement urbain d'une ville nouvelle
Une ville confisquée par la Compagnie des Indes
Pouvoir urbain et pouvoir seigneurial
-Une société de comptoir portuaireLorient - arsenal
Une ville presque comme les autres
Une société portuaire originale
Le temps des négociants
-Vie culturelle et formes de sociabilitéLa culture populaire
Les cabarets
La culture négociante
Auberges et cafés
Les réceptions familiales
Le théâtre
La loge et la chambre de lecture
-Une ville à l'avenir incertainD'une compagnie à l'autre
Le Miracle de Notre-Dame-de-Victoire en octobre 1746
De Belle-Ile à Lorient, l'épreuve du blocus (1759-1763)
La fin des Compagnies des Indes
Qui sont les auteurs ?
"Philippe Haudrère, Docteur d'Etat, est professeur d'histoire moderne à l'Université d'Angers, membre de l'Académie de Marine.
Gérard Le Bouëdec, Docteur d'Etat, est professeur d'histoire moderne et directeur du laboratoire Solito (Histoire et Sciences sociales du Littoral et de la Mer) à l'université de Bretagne Sud à Lorient.
Louis Mézin, Conservateur du Musée de la Compagnie des Indes de Lorient, est spécialiste des relations Orient-Occident au XVIIIème siècle, il est également directeur-fondateur des Cahiers de la Compagnie des Indes."Par ailleurs, j'ai vu ce soir en librairie ce nouveau livre de Philippe Haudrère,
La compagnie française des Indes au XVIIIème siècle, aux Editions des Indes Savantes (75 € les 2 tomes), apparemment sorti en février dernier.
Résumé :"Après des débuts difficiles au XVIIème siècle, la Compagnie française des Indes connaît une croissance rapide au XVIIIème siècle.
"Les commerçants français sont devenus les plus dangereux de nos rivaux", assurent les directeurs de la compagnie anglaise en 1737. Le présent ouvrage précise quelques-unes des raisons du succès des Français. Il y a d'abord le montant élevé du capital, appartenant pour les trois quarts à des actionnaires privés. Il y a aussi la bonne gestion des directeurs, armateurs expérimentés venus de divers ports de France, ou grands financiers, ou encore anciens commerçants ayant fait fortune en Asie.
Les cargaisons sont bien composées et répondent à la demande des consommateurs européens : cotonnades blanches, teintes ou "peintes" dont la variété et la richesse des coloris enchantent le public, du café, du thé, de la porcelaine et des bois de teinture. Il y a enfin l'excellente qualité technique de la marine. En Chine, la Compagnie française développe activement le commerce par son comptoir de Canton.
En Inde, la Compagnie se trouve imbriquée dans les rivalités et les conflits locaux. Dupleix, gouverneur de Pondichéry, est le premier des Européens à essayer de trouver une solution en créant une région pacifiée autour du principal établissement des Français. Son projet est critiqué par les actionnaires qui, redoutant une augmentation des dépenses militaires, imposent son rappel. La compagnie anglaise parvient à faire aboutir une entreprise analogue autour de Calcutta.
Le contrôle du commerce du Bengale donne aux Britanniques une telle supériorité sur les autres Européens qu'ils parviennent rapidement à les supplanter et donc à mettre fin aux activités des Compagnies des Indes, en particulier celle des Français."-Sommaire :-Structures-Formation (1719-1731)
-Direction générale
-Le domaine colonial et son administration
-Commerce
-Développement de la Marine-Mouvement maritime et construction navale
-Marins
-Expéditions maritimes
-Refus d'une domination coloniale-Personnel colonial
-Politique coloniale
-Fin de la Compagnie (1763-1795)
Voilà un sujet qui m'intéresse beaucoup alors je crois que je vais faire ce sacrifice. La compilation de Bordonove attendra.
