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Inscription: 14 Fév 2005, 22:47 Messages: 4052 Localisation: Dans son monde...
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C'est une collection lancée en 1998 par la direction des archives du ministère des Affaires Etrangères. Voici les titres disponibles concernant notre période favorite : Les consuls de France au siècle des Lumières (1715-1792), par Anne Mézin (1998 - 38,11 €). Présentation de l'éditeur :"Un dictionnaire biographique accompagne de plus en plus souvent les travaux consacrés à des institutions de la France d’Ancien Régime. Il est indispensable aujourd’hui de répertorier, d’identifier, puis d’apprendre à mieux connaître les détenteurs d’une charge ou les responsables d’une mission, si l’on veut savoir au juste en quoi consistaient leurs fonctions dont les ordonnances, édits ou arrêts du Conseil ne donnent quelquefois qu’une idée approximative. Ainsi, l’étude du personnel sert d’abord à mieux définir l’institution.
A une époque où la plus grande part du commerce international se faisait par voie maritime, les consuls de France étaient rattachés au département de la Marine. Cette nouvelle approche de l’institution consulaire des Lumières a été essentiellement mené à partir des dépouillements des fonds consulaires des Archives nationales, des archives du ministère des Affaires étrangères, à Paris et à Nantes, et de la Chambre de commerce de Marseille.
Comparé à tous les autres corps ou compagnies qui ont fait jusqu’ici l’objet de recherches analogues, le personnel consulaire français au XVIII ème siècle semble avoir été d’une singulière hétérogénéité dans son recrutement. Il n’est même pas exclusivement français. Les milieux sociaux sont également divers. Ces hommes ont joui, du seul fait de leur fonction, d’une position sociale qu’ils n’auraient pas eue en France. Cet avantage était justifié par les compétences requises. Les consuls, vice-consuls, chanceliers et autres drogmans devaient avoir en effet le don des langues, des notions de droit, une bonne connaissance des pratiques commerciales et une aptitude à la négociation. Il leur fallait aussi manifester de la présence d’esprit et un certain courage pour faire face à des situations imprévues. Les uns comme les autres étaient invités à recueillir et à transmettre des renseignements ; cependant, la curiosité des consuls n’a pas été entièrement mobilisée par la recherche d’informations d’ordre politique ou commercial ; plus désintéressée, elle s’est appliquée bien souvent à la langue, aux moeurs, aux arts et à la littérature des pays exotiques. Notons aussi qu’un corps dont 64% des membres faisaient toute leur carrière dans un même poste avait de grandes chances d’être instruit des réalités locales.
Parmi les quelque 750 personnes qui devaient figurer dans le "Who’s Who des grands espaces", pour reprendre une formule entendue pendant la soutenance, des célébrités côtoient des inconnus à peine identifiables. Anne Mézin pressentait donc dès le début que le contenu des notices serait d’une inégale densité.
Les répertoires biographiques ne sont pas une invention de notre siècle. La thèse d’Anne Mézin s’inscrit donc dans une tradition vieille de plusieurs siècles et revigorée depuis peu après une longue éclipse. Or l’érudition a aujourd’hui plus d’exigences critiques que jadis, du moins dans la présentation des résultats. Les prosoprographes, dont la tâche première est d’établir et de garantir la vérité des faits, pratiquent une discipline aussi modeste qu’exigeante ; ils facilitent le travail des autres. Il est probable que cet ouvrage sera consulté le plus souvent par des chercheurs en quête de détails exacts, conformément à la vocation originelle de l’École Pratique des Hautes Études qui est de fournir aux historiens une information érudite qu’ils pourront exploiter dans de plus ambitieuses synthèses."Qui est l'auteur ? "Anne Mézin, titulaire d'une maîtrise en droit privé, a soutenu cette thèse de doctorat en histoire le 21 octobre 1995 à la IV ème section de l'École pratique des Hautes Études. Elle a obtenu la mention très honorable avec les félicitations unanimes du jury." Aux origines d'une alliance improbable. Le réseau consulaire français aux Etats-Unis (1776-1815), par Stéphane Bégaud, Marc Bélissa et Joseph Visser (Peter Lang éditions, 2005 - 28,80 €) Présentation de l'éditeur :"Les relations franco-américaines sont un sujet central du débat politique français contemporain. Mais si la problématique de l'antiaméricanisme est bien présente dans les publications journalistiques, l'étude concrète des relations entre Américains et Français reste l'un des parents pauvres de l'historiographie, en particulier pour la période comprise entre 1776 et 1815. C'est pourtant là que se mettent en place des liens diplomatiques, économiques et culturels, des images qui ont contribué à façonner leur histoire réciproque. Dans cette période clé, les consuls de France sont des acteurs et des observateurs de premier intérêt. Souvent relégués par l'histoire diplomatique dans le domaine « mineur » du commerce, leur fonction est réévaluée par l'historiographie récente, qui voit dans le XVIIIe siècle le moment où s'affirme une culture de la paix que manifeste, notamment, l'extension des réseaux de la correspondance pratique entre les États. Cet ouvrage entend aborder l'histoire des relations franco-américaines entre 1776 et 1815 par le biais spécifique des sources consulaires. Quel est le rôle des consuls dans la configuration des réseaux diplomatiques ? Quelles images réciproques des Français et des Américains contribuent-ils à forger et à diffuser ? Comment s'acquittent-ils de leurs fonctions d'information et d'encadrement économiques et commerciales ? Quel rôle jouent-ils dans la stratégie de contrôle des colonies françaises et de la guerre de course dans les Antilles ?"Sommaire-Les consuls français aux Etats-Unis, acteurs d'une alliance incertaine -Faux espoirs et vraies désillusions du commerce franco-américain -Le réseau diplomatique et le contrôle de l'espace atlantique. Qui sont les auteurs ? "Stéphane Bégaud, professeur d’histoire, a travaillé sur les archives consulaires conservées au Centre des Archives diplomatiques de Nantes.
Marc Belissa, maître de conférence habilité en histoire moderne à Paris - X Nanterre, a participé à de nombreux ouvrages collectifs sur les idées politiques et les relations internationales au XVIII ème siècle. Auteur de Fraternité Universelle et Intérêt National, 1713-1795. Les cosmopolitiques du droit des gens (1998), il travaille actuellement à un ouvrage sur l’ordre européen de 1795 à 1802.
Joseph Visser, agrégé d’histoire et doctorant, s’est en particulier intéressé aux relations économiques franco-américaines." Les oubliés de la liberté. Négociants, consuls et missionnaires français au Levant pendant la Révolution (1784-1798), par Amaury Faivre d'Arcier (2007 - 29,50 €) Présentation de l'éditeur"À la fin de l'Ancien Régime, les relations entre la France et la Turquie ottomane sont essentiellement fondées sur le commerce maritime. Les négociants marseillais en ont le monopole et leurs établissements au Levant prospèrent à la faveur des capitulations signées avec le sultan, et d'un réseau consulaire hiérarchisé que l'État monarchique a progressivement mis en place. Les consuls sont ainsi devenus avec les corps de négociants les instruments d'une politique économique ambitieuse. Mais celle-ci a ses limites imposées par les Turcs et par le roi lui-même puisque la résidence de ses sujets dans les Échelles n'est pas libre. La Révolution va-t-elle bouleverser cette organisation économique et sociale, ces micro-sociétés de Français implantés dans les ports de la Méditerranée orientale ? Que se passe-t-il entre l'arrivée de Choiseul-Gouffier, dernier ambassadeur du roi à Constantinople (1784), et l'expédition d'Égypte (1798) ? Les sources consulaires mettent en lumière ruptures et continuités, et cet équilibre si fragile, tributaire des communications maritimes que remet en cause, à partir de 1793, la guerre avec l'Angleterre. Victimes de l'arbitraire des potentats locaux, soumis à la concurrence des autres puissances et coupés de la métropole, les résidents français au Levant deviennent les "oubliés" de cette liberté naissante et certains d'entre eux vont pousser le Directoire à intervenir militairement pour sauver leurs intérêts sans bien percevoir les conséquences de cette politique aventureuse.
Après Les Consuls de France au siècle des Lumières et Aux origines d'une alliance improbable, le ministère des Affaires étrangères poursuit avec Les oubliés de la liberté, l'étude de la présence consulaire française au XVIII ème siècle."Sommaire-Commerce maritime -Administration consulaire -Français de l'étranger -Missions religieuses -Politique orientale -Relations franco-turques. Qui est l'auteur ? "Amaury Faivre d’Arcier, consul-adjoint à Colombo, docteur en histoire et diplômé de l’École pratique des hautes études, est l’auteur d’un ouvrage sur Les agents de Napoléon en Égypte (1801-1815)(1990). Helléniste et arabisant, il s’intéresse particulièrement aux relations entre la France et l’Empire ottoman à la fin du XVIII ème siècle et entend approfondir cette problématique en l’abordant sous l’angle des mentalités." Négocier sur un volcan. Dominique-Vivant Denon et sa correspondance de Naples avec le comte de Vergennes (1782-1785), édition critique par Françoise Janin sous la direction de Jean-Claude Waquet. (Peter Lang éditions, 2007 - 50,30 €)  Déjà présenté en son temps par la nuit, la neige, ici.Qui présente ce texte ? "Françoise Janin est archiviste paléographe. Jean-Claude Waquet est président de l'École pratique des hautes études."Pour accéder à un compte rendu de lecture des deux ouvrages précédents, cliquez là. Des nouvelles de Malte. Correspondance de l'abbé Boyer (1738-1777), par Alain Blondy (Peter Lang, 2000 - 30,80 €).  Livre déjà présenté là.
_________________ "Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."
Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)
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