C'est gentil à vous, Louis-Auguste, d'avoir présenté le fameux bureau sur lequel tous les robespierristes vont un jour ou l'autre se recueillir.
Quant à Couthon, je vous rassure tout de suite. Il est infiniment peu problable qu'il se soit caché sous une table. D'abord, ce n'était pas son genre

. Ensuite, dans les récits thermidoriens de l'épisode de l'Hôtel de Ville (où personne en réalité ne sait exactement ce qui s'est passé) on trouve trois candidats à la place sous la table

: Couthon, Dumas et Lescot-Fleuriot. Aucun récit ne prétend qu'ils y étaient tous les trois ensemble, heureusement...

C'est simplement un motif qu'adorent les narrateurs de cette histoire. Mais faute de pouvoir placer dans cette honteuse position Robespierre (assommé par le coup de feu) ou Saint-Just (trop de témoignages contre), on y a parfois mis Couthon, le seul dont on ne sait pas trop ce qui lui est arrivé.
Notez que malgré sa paralysie, qui lui immobilisait tout le bas du corps et commençait à cette époque à gagner les bras, c'était un homme plein de ressources. Une seule chose est certaine sur lui : il a trouvé moyen de tomber dans le grand escalier de l'Hôtel de Ville

. On le sait par le PV de son interrogatoire, donc à priori il n'y a pas de doute : quand on lui a demandé comme il avait fait, il a expliqué qu'on l'avait assis sur une chaise en haut de l'escalier, et qu'il s' y était jeté... "par un mouvement que je me suis donné" a-t-il dit exactement. Il avait dû basculer sa chaise, pour essayer de se tuer. C'était une tentative courageuse, mais il a survécu, le pauvre... pour quelques heures.
Tiens, vous me faites penser qu'il faudra que je fasse une petite présentation de mon cher Georges-Aristide dans le forum. Un grand bonhomme, vous verrez. Le rapporteur de la loi de prairial, pensez! Il va vous enthousiasmer!

Voici déjà son visage...
Il vous plaît, j'espère?
Amicalement,
CC