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 Sujet du message: Chants Révolutionnaires
MessagePosté: 01 Nov 2007, 19:22 
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Il a été question dans un autre fil de La Marseillaise et de la remise en cause actuelle de ces paroles. :?
J'ai donc pensé qu'il derait intéressant d'en savoir un peu plus sur les différents chants révolutionnaires.
A chacun bien sûr d'apporter sa pierre à l'ouvrage car je suis loin d'avoir une grande connaissance de cette période.
En voici un premier, dont j'avais appris la première strophe et le refrain à l'école primaire à l'occasion du bicentenaire ! :wink:

Le Chant du Départ

Un député du peuple
La victoire en chantant nous ouvre la barrière ;
La liberté guide nos pas.
Et du nord au midi la trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez, ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d'orgueil !
Le peuple souverain s'avance ;
Tyrans, descendez au cercueil :
La république nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr ;
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.


Chœur des Guerriers
La république nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr ;
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.


Une mère de famille
De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes :
Loin de nous de lâches douleurs !
Nous devons triompher quand vous prenez les armes :
C'est aux rois à verser des pleurs.
Nous vous avons donné la vie,
Guerriers, elle n'est plus à vous ;
Tous vos jours sont à la patrie :
Elle est votre mère avant nous. Chœur de mères de famille
La république, etc.


Deux Vieillards
Que le fer paternel arme la main des braves ;
Songez à nous au champ de Mars :
Consacrez dans le sang des rois et des esclaves
Le fer béni par vos vieillards ;
Et, rapportant sous la chaumière
Des blessures et des vertus,
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans ne seront plus.


Chœur des vieillards
La république etc.

Un enfant
De Barra, de Viala le sort nous fait envie ;
Ils sont morts, mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d'ans n'a point connu la vie !
Qui meurt pour le peuple a vécu.
Vous êtes vaillans, nous le sommes :
Guidez-nous contre les tyrans ;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants.


Choeur des enfants
La république, etc.

Appelé le "frère de La Marseillaise" par les soldats de l'an II, le Chant du Départ (que Napoléon préférait à La Marseillaise) est devenu l'hymne national du Premier Empire. C'était avant tout une chanson de la Révolution. L'auteur des paroles était Marie-Joseph Chénier (1764-1811), très célèbre dramaturge et poète de l'époque. Il forma un "duo" remarquable avec Etienne-Nicolas Méhul (1763-1817), un des compositeurs les plus connus de son temps. Après la première représentation de leur œuvre dans le Jardin National le 14 juillet 1794 en commémoration de la prise de la Bastille, 18 000 copies étaient envoyées à l'armée.

Le Chant du départ (dont le titre original, Hymne de la liberté, fut changé par Robespierre) est un tableau musical, dans lequel chacun des sept strophes est chantée par un individu ou groupes d'individus différents. Dans la première strophe, un Député s'adresse à des conscrits en train de partir et les encourage. Puis une mère "Spartiate" nous raconte comment elle ne pleurera pas la perte de ses enfants ; c'est plutôt aux rois à pleurer. Deux vieillards rappellent aux guerriers que leurs épées appartenaient dans le temps à leurs pères, et qu'ils attendront le retour des soldats dans leur foyer - pour entendre les doux mots de victoire et pour enfin mourir en paix. Ensuite, un enfant chante les histoires de Barra et Viala, deux très jeunes héros (âgés de 12 et 13 ans) morts glorieusement pour la République. Entouré de Vendéens, Barra refusa de crier "Vive Louis XVII", en préférant lancer "Vive la République", cri pour lequel il fut tué sur le champ. Viala fut touché par une balle alors qu'il essayait de couper à la hache les cordons d'un ponton de l'ennemi. Ses derniers mots furent "Je meurs, mais c'est pour la Liberté". Les gravures créées par Trimolet et exécutées par Garnier (1 et 4) et Boilly (2 et 3) montrent graphiquement ces événements. Epouses et amies chantent leur dévotion dans les verset 5 et 6, lorsque dans le septième et dernier verset les héros conscrits se disent prêts à partir et à se battre pour répondre aux exhortations des chanteurs précédents et pour apporter la liberté et la paix au monde entier.

Comme La Marseillaise, le Chant du départ survécut aux périodes Révolutionnaire et Napoléonienne. Il est toujours chanté par l'armée française, et Valéry Giscard d'Estaing, alors président de la République, le faisait toujours jouer au cours de cérémonies officielles avec La Marseillaise. C'est un exemple classique de chant guerrier.

La majeure partie des informations que je donne ici ont été trouvée sur internet. Ainsi si vous avez des corrections à y apporter..... :wink:

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Il n'y a que les passions et les grandes passions, qui puissent élever l'âme aux grandes choses. (Denis Diderot)


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MessagePosté: 02 Nov 2007, 18:41 
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Inscription: 28 Sep 2007, 12:04
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C'est un beau sujet, Maria-Antonia. :)
Je ne connais pas beaucoup plus de choses que vous, donc je me garderai bien de vous corriger sur quoi que ce soit. Je vais juste signaler une ou deux autres pièces après vous. :oops:

Comme j'aime beaucoup de chants révolutionnaires français, c'est dur de choisir lequel présenter en premier. Alors pour commencer, je prends une chanson assez tardive, mais qui est riche et intéressante pour moi. Elle a été composée en février 1794, par le citoyen Piis (un auteur de théâtre, passé à la chanson patriotique) pour célébrer l'abolition de l'esclavage aux Antilles. Elle a été chantée au cours des fêtes données en l'honneur de cette abolition, notamment à la section des Tuileries. L'air d'origine est "Daignez m'épargner tout le reste".


La liberté des nègres

Le saviez-vous Républicains,
Quel sort était le sort du nègre
Qu'à son rang parmi les humains
Un sage décret réintègre ?
Il était esclave en naissant,
Puni de mort pour un seul geste.
On vendait jusqu’à son enfant.
Le sucre était teint de son sang.
Daignez m’épargner tout le reste,
Daignez m’épargner tout le reste.

De vrais bourreaux, altérés d’or,
Promettant d’alléger ses chaînes,
Faisaient, pour les serrer encor,
Des tentatives inhumaines.
Mais, contre leurs complots pervers,
C'est la nature qui proteste
Et deux peuples, brisant leurs fers,
Ont, malgré la distances des mers,
Fini par s ‘entendre de reste. (bis)

Qu’ont dit les députés des noirs
A notre Sénat respectable,
Quand ils ont eu de leurs pouvoirs
Donné la preuve indubitable :
« Nous n’avons plus de poudre, hélas !
Mais nous brûlons d’un feu céleste,
Aidez nos trois cent mille bras
A conserver dans nos climats
Un bien plus cher que tout le reste. » (bis)

Soudain, à l’unanimité :
« Déclarez à nos colonies,
Qu’au désir de l’humanité
Elles sont par vous affranchies.
Et si des peuples oppresseurs,
Contre un tel vœu se manifestent,
Pour amis et pour défenseurs,
Enfin, pour colons de nos cœurs,
Songez que les Français vous restent. » (bis)

Ces Romains, jadis si fameux,
Ont été bien puissants, bien braves,
Mais ces Romains, libres chez eux,
Conservaient au loin des esclaves,
C ‘est une affreuse vérité,
Que leur histoire nous atteste,
Puisqu’avec nous, d’humanité,
Déjà les Romains sont en reste. (bis)

Tendez vos arcs, nègres marrons,
Nous portons la flamme à nos mèches,
Comme elle part de nos canons,
Que la mort vole avec vos flèches.
Si des royalistes impurs,
Chez nous, chez vous, portent la peste,
Vous dans vos bois, nous dans nos murs,
Cernons ces ennemis obscurs,
Et nous en détruirons le reste. (bis)

Quand dans votre sol échauffé,
Il leur a semblé bon de naître,
La canne à sucre et le café
N’ont choisi ni gérant, ni maître.
Cette :mine est dans votre champ,
Nul aujourd’hui ne le conteste,
Lus vous peinez en l’exploitant,
Plus il est juste, assurément,
Que le produit net vous en reste. (bis)

Doux plaisir de maternité,
Devenir plus cher à négresse ;
Et sans nuire à fécondité,
Prendre une teinte de sagesse.
Zizi, toit n’étais, sur ma foi,
Trop fidèle, ni trop modeste ;
Mais toi, t’en feras double loi,
Si petite famille à toi
Dans case à moi, près de toi reste. (bis)

Américains, l’égalité
Vous proclame aujourd’hui nos frères.
Vous aviez à la liberté
Les mêmes droits héréditaires.
Vous êtes noirs, mais le bon sens
Repousse un préjugé funeste…
Seriez-vous moins intéressants,
Aux yeux des Républicains blancs ?
La couleur tombe, et l’homme reste ! (bis)


C'est une chanson intéressante parce que, même si elle n'est pas trop bonne comme poésie, elle résume très bien la question de l'esclavage comme elle se posait à l'époque. Elle rapporte assez fidèlement les circonstances de l'abolition, qui n'a eu lieu qu'après une révolte générale des esclaves, et sur la demande des députés de couleur arrivés des Antilles. Elle est très pédagogique, et c'est pour cela qu'elle a été composée, pour expliquer au public ce qui s'était passé, pourquoi et comment. C'est le cas de beaucoup de chansons de la Révolution, je crois, qui étaient des moyens de propagande plus que des vraies oeuvres d'art. Mais je trouve celle-ci réussie et émouvante.


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MessagePosté: 22 Avr 2008, 15:35 
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Inscription: 06 Jan 2006, 20:32
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Alors que je regardais sur le cable "Joséphine ou la comédie des ambitions" j'ai entendu ce chant:

Hymne du 9 thermidor an III

Salut ! thermidor, jour de la délivrance,
Tu viens purifier un sang ensanglanté !
Pour la seconde fois, tu fais luire à la France
Les rayons de la liberté ;
Chantres républicains, célébrez la victoire ;
Vierges du peuple franc, couronnez-vous de fleurs ;
Pères, enfants, époux, bénissez la mémoire
Du beau jour qui sécha vos pleurs.
Le sommet de l’Olympe a vu réduire en poudre
Les superbes géants par la terre enfantés ;
Au sénat de la France, ainsi tombait la foudre
Sur les tyrans épouvantés.
En vain, pour conserver un sanguinaire empire,
A tes yeux, ô soleil ! ils cachaient leur fureur ;
Ivre du sang humain, leur troupe en vain conspire
Avec la nuit et la terreur.
Ne crains plus d’éclairer le triomphe des crimes ;
Remplace de ta sœur l’astre silencieux ;
Les oppresseurs vaincus vont suivre leurs victimes ;
Tu peux remonter dans les cieux.
Le peuple et le sénat ont repris leur puissance ;
Leur voix des noirs cachots rompt les portes d’airain ;
Echafauds, où le crime égorgeait l’innocence,
Tombez à ce cri souverain !
Renverse, ô liberté ! cet autel homicide
Où l’horrible anarchie, un poignard à la main,
Comme autrefois Diane aux monts de la Tauride,
S’apaisait par du sang humain.
Vous, que chante en pleurant l’amitié solitaire,
Femmes, guerriers, vieillards, beauté, talents, vertus,
Vous ne reviendrez plus consoler sur la terre
Vos parents, qui vous ont perdus.
Ah ! de vos noms sacrés la mémoire chérie
Peut du moins quelquefois soulager nos douleurs ;
Du moins sur vos tombeaux la plaintive patrie
A nos pleurs mêlera ses pleurs.
Vous accusez, du fond de vos augustes tombes,
Les coupables vengeurs qui vous ont outragés ;
C’est par de sages lois, non par des hécatombes,
Que vos amis seront vengés.
Oui, pour la République un nouveau jour commence :
Nous verrons, à la voix de vos mânes proscrits,
L’humanité dressant l’autel de la clémence
Sur vos respectables débris.
Première déité, des lois source immortelle,
Toi, qu’on adorait même avant la liberté,
Toi, mère des vertus, véritable Cybèle,
Touchante et sainte Humanité !
Unis des intérêts qui paraissaient contraires ;
Un cœur qui sait haïr est toujours criminel :
Au festin de l’oubli viens rassembler des frères,
Pressés sur ton sein maternel.

paroles de M.J.Chénier (le frère du poète) et musique d'E. Méhul

Je voudrais pouvoir le chanter le matin sous la douche (vertus énergisantes et exfoliantes évidentes !) mais je cherche le CD sans succès... L'un d'entre vous connaît-il une référence ? Une chanteuse à voix de poissarde aurait ma préférence, mais je ne vais pas faire le difficile,

_________________
Rien ne manque à Vénus, ni les lis, ni les roses,
Ni le mélange exquis des plus aimables choses,
Ni ce charme secret dont l’oeil est enchanté,
Ni la grâce plus belle encor que la beauté.


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MessagePosté: 22 Avr 2008, 19:30 
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Ouh là! Du Méhul sous la douche le matin, vous en avez du courage! :lol: :bravo3:

Vous pouvez entendre cette pièce dans plusieurs compilations de chants révolutionnaires... Celle-ci par exemple.

Image

La Carmagnole villageoise, dir. Michel Chapuis, Adda, 1989 ; il y a eu une réédition en 1996 si mes souvenirs sont bons :oops: . L'interprétation n'est pas précisément faite par une "voix de poissarde", mais elle n'est pas mauvaise. :lol:

Evidemment, pour deux minutes anti-robespierristes, il va vous falloir subir tout le reste du disque, qui est antérieur au 9 Thermidor et va donc franchement dans le sens contraire... De la Carmagnole à l'Hymne au Salpêtre... en passant bien entendu par l'Hymne à l'Être Suprême :oops: : mais c'est à vous de voir. :P


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MessagePosté: 22 Avr 2008, 20:08 
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Localisation: Sud-Ouest
Claudine Cavalier a écrit:
Ouh là! Du Méhul sous la douche le matin, vous en avez du courage!

Le courage de ne pas me couper moi-même le cou au rasage :guillotine: !
Claudine Cavalier a écrit:
L'interprétation n'est pas précisément faite par une "voix de poissarde", mais elle n'est pas mauvaise.

Mille fois merci pour la référence. Ma voix étant aussi mauvaise que ma foi, je devrais pouvoir remplacer aussi rapidement que poissardement l'interprète!

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MessagePosté: 24 Mai 2008, 13:14 
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Localisation: Dans son monde...
:arrow: Texte extrait de "La Révolution en chantant", par Robert Brécy (éditions Francis Van de Velde - Christian Pirot; 1988)

Image


Sur la mort de Louis XVI, par Ladré, "le plus célèbre des chanteurs des rues de l'époque", à chanter sur l'air de "Biron" :

La mort de Louis Capet

Le vingt et un janvier
Dix sept cent quatre vingt treize,
Capet, tyran dernier,
Qu'on nommait Louis Seize,
A reçu ses étrennes
Pour avoir conspiré.
Ce fuyard de Varennes
Est donc guillotiné.

Avoir prémédité
La perte de la France
Contre la liberté
Fut la plus grande offense.
La raison souveraine
Diminuant son rang
Par conseil de la Reine,
Fit répandre le sang.

Louis Capet était
Héros du fanatisme,
Des prêtres, soutenait
Le sanglant catéchisme.
Ce parjure despote
Pour le peuple jurait :
Le blason, la calotte
Ce tyran soutenait.

Les nobles orgueilleux,
Ses parents et ses frères,
Et de la part des cieux
Les prêtres réfractaires
Lui disaient de mal faire.
Les ayant écoutés,
La loi le met en terre :
Il l'a bien mérité.

Les tyrans couronnés
Et tous leurs satellites,
Les nobles enragés,
Qu'ils cessent leurs poursuites.
Ce grand chef des despotes
Est mort sur l'échafaud,
Les dévots et dévotes
N'osent plus dire un mot.

A Rome, que diront
Ses tantes, vieilles sottes,
Comme elles jureront
Contre les patriotes !
Et le pape de Rome
Nous excommuniera,
Et bientôt, un Saint Homme
Du tyran on fera.

Il pouvait être heureux
Etant roi sur la terre,
Pour lui, c'est malheureux
Qu'il fût sans caractère :
Faut avoir une tête
Pour être couronné,
Etant faible et trop bête,
Il fut guillotiné.

Ah ! que le nom de roi
Soit hors de nos mémoires,
Pour soutenir la loi
Remportons des victoires.
Le bonnet et la pique
Conservons bien, Français.
Vive la République,
Crions tous à jamais !

_________________
"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)


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MessagePosté: 02 Juin 2008, 08:16 
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Localisation: Paris
Je le cherche en disque, chanté par la veuve Capet, si possible :P

_________________
Venez, secondez mes désirs,
Démons, transformez-vous en d'aimables zéphirs

Armide, Acte II


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 Sujet du message: Re: Chants Révolutionnaires
MessagePosté: 22 Aoû 2009, 18:07 
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Messages: 4052
Localisation: Dans son monde...
Vous pouvez écouter la Carmagnole, ici.


:arrow: Texte extrait de "La Révolution en chantant", par Robert Brécy (éditions Francis Van de Velde - Christian Pirot; 1988)

Image

La Carmagnole des Royalistes (chez Frère, Passage du Saumon)

Madame Véto avait promis (bis)
De faire égorger tout Paris (bis)
Mais son coup a manqué
Grâce à nos canonniers !

Dansons la carmagnole,
Vive le son (bis)
Dansons la carmagnole,
Vive le son du canon.

Monsieur Véto avait promis (bis)
D'être fidèle à sa patrie (bis)
Mais il y a manqué,
Ne faisons plus quartier !

Dansons la carmagnole,
Vive le son (bis)
Dansons la carmagnole,
Vive le son du canon.

Antoinette avait résolu (bis)
De nous faire tomber sur le cul (bis)
Mais son coup est manqué
Elle a le nez cassé...

Dansons la carmagnole...etc

Son mari se croyant vainqueur (bis)
Connaissant peu notre valeur (bis)
Va Louis gros paour
Du temple dans la tour.

Dansons la carmagnole...etc

Les Suisses avaient tous promis (bis)
Qu'ils feraient feu sur nos amis (bis)
Mais comme ils ont sauté,
Comme ils ont tous sauté,

Chantons notre victoire,
Vive le son (bis)
Chantons notre victoire,
Vive le son du canon.

Quand Antoinette vit la tour (bis)
Elle voulut faire demi-tour (bis)
Elle avait mal au coeur
De se voir sans honneur

Dansons la carmagnole...etc

Lorsque Louis vit fossoyer (bis)
A ceux qu'il voyait travailler (bis)
Il disait que pour peu
Il était dans ce lieu.

Dansons la carmagnole...etc

Le patriote a pour amis (bis)
Tous les bonnes gens du pays (bis)
Mais ils se soutiendront
Tous au son des canons.

Dansons la carmagnole...etc

L'aristocrate a pour amis (bis)
Tous les royalistes à Paris (bis)
Ils vous les soutiendront
Tous comme de vrais poltrons !

Dansons la carmagnole...etc

La gendarmerie avait promis (bis)
Qu'elle soutiendrait la patrie (bis)
Mais ils n'ont pas manqué
Au son du canonnier

Chantons notre victoire...etc

Amis restons toujours unis (bis)
Ne craignons pas nos ennemis (bis)
S'ils viennent nous attaquer,
Nous les ferons sauter.

Chantons notre victoire...etc

Oui je suis sans-culotte, moi (bis)
En dépit des amis du roi (bis)
Vivent les Marseillois
Les Bretons et nos lois !

Dansons la carmagnole...etc

Oui nous nous souviendrons toujours (bis)
Des sans-culottes des faubourgs (bis)
A leur santé, buvons !
Vivent ces bons lurons !

Dansons la carmagnole...etc."


:arrow: Et quand Johnny Hallyday chante la Carmagnole, cela donne ça ! :mrgreen:

_________________
"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

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 Sujet du message: Re: Chants Révolutionnaires
MessagePosté: 22 Aoû 2009, 19:05 
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Messages: 253
Localisation: Au pays des illusions
Comme quoi Johnny Hallyday est meilleur quand il évite de se frotter au rock. :mrgreen:

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You're hoping to show me both how well you've done and how sad you are ? (Paul to Mia, In Treatment)


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 Sujet du message: Re: Chants Révolutionnaires
MessagePosté: 24 Aoû 2009, 09:25 
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Inscription: 11 Oct 2005, 15:05
Messages: 349
Je n'avais qu'une version tronquée de "la Carmagnole". Merci, Louis-Auguste. :D

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