Bonjour Francesca,
Ma patience est grande.

Tilly analyse effectivement l'oeuvre de Laclos durant au moins deux pages, si ce n'est plus.
Il nous raconte avoir rencontré Laclos en Angleterre, alors que ce denier est le secrétaire de Philippe-Egalité, que Tilly n'aime pas car il le soupçonne - à juste titre - de vouloir trahir Louis XVI. Le frère du roi avait été envoyé en Angleterre par Louis XVI précisément parce qu'il se méfiait de lui et Laclos, l'avait suivi. On peut donc supposer, dans un premier temps, que Tilly juge l'homme avant l'oeuvre.
Dans un deuxième temps, Tilly accorde quelques qualités littéraires à l'ouvrage.
Enfin, il écrit ses Mémoires bien après le faits, à l'époque où il n'arrête pas de regretter son mode de vie passé et donc, il est évident que Les Liaisons lui paraissent condamnables.
Il y a chez Tilly un mélange de rouerie et de naïveté qui le rendent fort attachant. Je le crois profondément honnête, aussi bien dans ses excès ( il n'était pas le seul à se comporter aussi mal) que dans ses remords. Et n'oublions pas sa droiture envers la famille royale. Il était aux Tuileries en août 1792 et n'a émigré en Angleterre qu'après. Comportement suffisamment rare pour qu'on le souligne.
Bon, je sors du sujet ! Bonne fin d'après-midi.