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MessagePosté: 26 Juil 2008, 22:18 
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Eh oui... Dès qu'on aborde Rousseau, par quelque bout qu'on le prenne, c'est vraiment l'écueil inévitable. :( Le jugement moral porté sur l'abandon de ses enfants, aggravé par la rédaction de l' Emile, comme argument pour condamner en bloc l'homme et l'oeuvre.

Je me demandais combien de temps le fil "tiendrait" avant de s'échouer sur cet écueil. :lol: :oops: Huit messages, ça n'a pas traîné. :shock: :lol:

Bref, plus sérieusement, je crois qu'on s'éloigne trop du sujet de départ, si l'on dérive sur la question de la "valeur morale" de Rousseau en tant qu'individu (sans compter que je ne suis pas certaine de la pertinence de ce genre de question, juger n'étant pas connaître, encore moins comprendre). Juste en un mot, je ne pense pas, très sincèrement, qu'on puisse le qualifier de "vil manipulateur" à ce sujet : c'est justement parce qu 'il avait abandonné ses enfants qu'il a écrit l'Emile (dans lequel il porte sur sa "faute" -qui constitue la grande tragédie de sa vie, celle dont il ne s'est jamais remis, la condamnation la plus amère et douloureuse), et il s'en est expliqué dans les Confessions. En outre, dans l'Emile, il ne donne pas "des leçons au monde", son entreprise est d'un autre ordre...

Mais nous nous égarons : je suggère que nous revenions à la question de départ, à savoir les discutables idées de Jean-Jacques sur les femmes. :lol:

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MessagePosté: 26 Juil 2008, 22:22 
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Ah, je n'avais pas vu votre réponse, Aude... Vous avez raison, mais il me semble tout de même qu'aujourd'hui, on ne nie plus vraiment la réalité de l'abandon, ni la paternité réelle de Rousseau. :oops:

Si nous devons développer ce thème, je me demande s'il ne faudrait pas diviser le fil et créer un sujet à part... :?:

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MessagePosté: 26 Juil 2008, 22:24 
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On s'écarte du sujet (désolé Claudine), mais ne cherche-t-on pas à tordre l'Histoire pour réhabiliter un homme qui a failli ? :bat:

Ces deux hypothèses sont intéressantes, mais dans le premier cas, je m'étonne que Rousseau se soit laissé pousser des cornes aussi longtemps et dans le deuxième... bon ben, si on doute de ça, on peut douter de tout alors... :lol:

Et si la 3ème hypothèse ("c'est lui le père, point à la ligne") était la bonne ? Pourquoi chercher à l'occulter ?

Enfin, moi je dis ça, je dis rien. Je réagis en fonction des informations que je trouve et je n'avais pas encore remarqué que la paternité de Rousseau ait pu être mise en doute... :roll:

Edition : oups je n'avais pas vu vos réponses, Claudine. Oui, on s'écarte du sujet des femmes, même si tout est lié sans doute, quand il est question de rapports humains. ;)

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MessagePosté: 26 Juil 2008, 22:45 
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Régicide
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Oh, la paternité de Rousseau n'a pas toujours été mise en doute pour le "réhabiliter"... Ce ne sont pas précisément ses admirateurs (hormis George Sand :lol: ) qui ont fait la seconde hypothèse, du moins à l'origine. L'idée qu'il était peut-être impuissant vient... de lui-même dans une certaine mesure :lol: , puisqu'il a beaucoup écrit sur ses problèmes sexuels, et sur ses problèmes de santé (notamment urinaires) sans chercher à les dissimuler. C'est sur ses propres textes que se sont greffées les théories concernant son impuissance. En fait, il ne parle pas d'impuissance en réalité, mais de masochisme et de problèmes d'éjaculation trop rapide. Pas de quoi l'empêcher forcément d'avoir des enfants. Par la suite, à une époque où l'on se passionnait pour la "physiologie de l'histoire" des médecins ont développé le thème de l'impuissance de Rousseau, dans un but qui n'avait rien de précisément hagiographique. :lol:

Il en va autrement, il est vrai, de l'hypothèse des mensonges ou trahisons de Thérèse, derrière lesquelles on devine une volonté de laver Rousseau de cette "faute" supposée indigne d'un philosophe :shock: :( . Ce qui est en réalité encore une façon de porter sur le fait un jugement moral... qu'on a le droit de juger déplacé et/ou inutile.

Mais encore une fois, comme vous dites, c'est la troisième hypothèse qui est la bonne ou du moins, je pense, la mieux admise aujourd'hui.

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MessagePosté: 27 Juil 2008, 01:06 
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Claudine Cavalier a écrit:
Et pourtant, il faut se souvenir qu'au XVIIIème siècle, cette violente misogynie (car c'est bien de cela qu'il s'agit chez Rousseau :( ) n'empêchait ni l'œuvre, ni le personnage lui-même d'être très populaires auprès des femmes. C'est un point qui m'a toujours étonnée...

Peut-être que cela tient au fait que Rousseau participait à donner, à certaines d'entre-elles, un sorte de sens à leur vie ?

Peu sans doute pouvaient se permettre de se passer d'un mari, d'un père ou d'un frère : contraintes économiques et sociales à cette époque incontournables.
Aussi, les rassurer dans le bien-fondé naturel d'une telle vocation était peut-être apaisant ?
Quant aux femmes des classes aisées (aristocrates ou bourgeoises), reconnaissons que leur "sort", aussi privilégié soit-il :!: , pouvait être chiant à mourir non ?
- Recevaient-elles la même éducation que les garçons, le même accès aux savoirs ? Non, on ne leur en demandait pas tant !
Et du reste, les intellos n'étaient appréciées ni par les hommes, ni même par les autres femmes.
- Elles ne travaillaient pas, n'étaient pas, à quelques infimes exceptions près, actrices de la vie politique ou économique.
- Il n'était pas d'usage de s'occuper de ses enfants (y compris en bas-âge) ou même de son foyer.
- En général, elles ne se mariaient pas par amour, ne pouvaient pas même se vanter d'être aussi libertines et volages que leurs époux si bon leur semblait.

Bref, à part si elles étaient douées pour la peinture, la broderie, ou attirée par des loisirs propres à leur sexe et finalement assez limités...difficile de ne pas tourner en rond !
Et que dire de celles qui ne vivaient pas à Paris ! Les journées devaient être looooongues. :roll:

Alors peut-être que cultiver ses vertus naturelles, s'occuper de l'éducation de ses enfants et du bonheur du foyer, leur donnait, en somme, une sorte de but que les dires du philosophe valorisaient et légitimaient par ailleurs.
Bien peu ont eu le courage et les moyens de s'extraire de cette condition ; autant accepter de bien la vivre, sans se bercer d'illusions qui étaient quasi inconcevables à l'époque.

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Cœurs sensibles, cœurs fidèles qui blâmez l’amour léger, si l’amour porte des ailes n’est-ce pas pour s’envoler ?


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MessagePosté: 27 Juil 2008, 09:42 
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Régicide
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Bien sûr, La nuit, la neige, je suis entièrement d’accord avec vous. Vous cernez très bien une des raisons qui ont fait que Rousseau a pu être tant apprécié du public féminin de son temps : la justification et la valorisation qu’il apportait au rôle social limité des femmes. :D

Cela dit, on peut trouver d’autres causes, sans doute, à cet engouement féminin pour Rousseau.
Comme c'est une question qui m'a toujours interpellée, j'ai pas mal réfléchi et lu dessus, et j'ai trouvé quelques réponses - qui ne sont nullement personnelles, je le précise bien :oops: . Toutes ont été proposées par des spécialistes de Rousseau, et je vais simplement essayer d’en donner une brève synthèse, qui résume les points essentiels à mes yeux. Ensuite, la discussion est ouverte… :D

- La première raison est toute bête :oops: :lol: : c’est tout simplement l’intérêt que Rousseau portait aux femmes. Des philosophes, il est, et de très loin, celui qui à le plus écrit sur les femmes, et sur les femmes en tant que femmes. Il s’est penché avec une attention véritable, et obstinée, sur la question de la spécificité féminine (fût-ce pour écrire, en fin de compte, ce qui nous paraît des sottises :lol: ). Ni Voltaire, ni Diderot, ni aucun autre penseur important de l’époque n’en a fait autant :( . Soit par indifférence, soit par mépris pur et simple, ils ont négligé la femme et les femmes, alors que Rousseau a fait tout le contraire. :bravo:

- Par ailleurs, même si la représentation rousseauiste de la femme nous révulse aujourd’hui, elle pouvait pour son temps paraître très favorable aux femmes, et même assez révolutionnaire. :shock:
Si, si! :lol:
En effet, l’image de la femme au XVIIIème siècle n’avait rien de glorieux :pleur: : entre la conception chrétienne de la femme alliée du démon, cause de la chute de l’homme et donc essentiellement mauvaise, et la conception philosophique de la femme "machine dirigée par une bête (l’utérus :? )", bizarre mélange entre mécanique et animal, il ne restait pas grand-chose pour les femmes à se mettre sous la dent, lorsqu’elles cherchaient un motif de valorisation, ou simplement de respect, pour leur sexe. :pleur:
Au milieu de toutes ces horreurs, Rousseau proposait autre chose : une image de la femme certes inférieure à l’homme, mais pleinement humaine : "Pour tout ce qui ne touche pas au sexe, la femme est homme". Cela nous paraît bien peu aujourd’hui :oops: : c’était beaucoup pour l’époque :lol: . Cela lui permettait notamment de reconnaître à la femme l’autonomie morale, et le libre-arbitre - non rationnel certes, mais néanmoins réel. Et ce qu’il en déduisait en termes sociaux n’était pas non plus négligeable : adversaire absolu de l’autorité paternelle, il préconisait qu’on accordât aux femmes la liberté de choix pour le mariage - y compris celle de le refuser : qui a écrit plus nettement que lui contre les mariages forcés, qui a tonné plus violemment (et en des termes d’une crudité qui ont effaré ses contemporains) contre l‘insupportable contrainte sexuelle imposée aux femmes par la société du XVIIIème siècle? Il réclamait également pour les femmes l’autorité parentale sur leurs enfants, une place sinon égale, du moins comparable à celle de l’homme au sein du couple, et même le droit à une forme d’autonomie sexuelle qui a paru révoltante en son temps :shock: . Sans faire le moins du monde de Rousseau un féministe avant la lettre (je rappelle que les rares authentiques féministes de son époque ne se sont pas fait faute de le critiquer :lol: ) on peut comprendre qu’il ait été perçu comme un "défenseur de la femme"… notamment par les femmes elles-mêmes.

- Dernier point, la question de la sensibilité affective de Rousseau envers les femmes : c’est la plus difficile à cerner avec exactitude, puisqu’on n’est plus dans le domaine de la pensée conceptuelle proprement dite, mais elle est fondamentale. Il y avait chez Rousseau, malgré sa misogynie, un profond attachement aux femmes, et à la femme, qui est quelque chose d’un peu mystique, et qui tient à son sentiment particulier de la souffrance.
Pour lui, le domaine essentiel de la femme était celui des affects, en tant qu’ils sont liés au corps : dans ce domaine, la femme était supérieure à l’homme par sa spécificité physiologique, tout autant que par sa position sociale, qui toutes deux la destinaient en particulier à une appréhension profonde de la souffrance : souffrance de la "chair" féminine plus fragile que celle de l’homme, souffrance des accouchements, souffrance morale de l’asservissement social...
Or la connaissance de la souffrance était pour Rousseau, on l’oublie souvent :shock: :oops: , l’une des bases essentielles de l’humanité : en effet, il plaçait aux fondements même de la nature humaine la pitié, comme source de la morale issue de l’expérience existentielle de la souffrance. L’autre fondement rousseauiste de l’homme, l’autre racine de sa nature, était la raison, à laquelle le philosophe déniait aux femmes le même accès qu’aux hommes... C’est très mal de sa part et je n‘y reviens pas :lol: . On a beaucoup mis en valeur cette seconde racine de l‘humanité selon Rousseau, mais c’est une erreur de négliger la première, qui était tout aussi importante à ses yeux, et sans doute même davantage, car elle était la première pour lui dans l’ordre chronologique. Et en ce sens, il plaçait d’une certaine manière la femme sur un pied d’égalité avec l’homme dans la différence. Si le second était supérieur par la raison, la première l’était par la morale : et cela à cause de sa faiblesse même qui lui offrait une voie d'accès privilégiée, via les émotions, au monde des valeurs éthiques.

Les femmes qui lisaient Rousseau ont particulièrement adoré cette valorisation de la femme en tant que personnification de la dimension souffrante et morale de l’humanité, à côté de sa dimension rationnelle. De nos jours, c’est un aspect de la pensée de Rousseau considéré comme vieilli : son "sentimentalisme", et ses sources évidemment chrétiennes, le rendent un peu caduc, voire ridicule, aux yeux de beaucoup de gens ; sans compter le problème particulier à notre temps du rejet/occultation de la souffrance, qui conduit au refus de toute pensée posant cette dernière comme dimension constitutive de l’humanité. Bon, c'est un autre sujet... :oops:
Quoi qu'il en soit, au XVIIIème siècle il en allait tout autrement, et le public féminin de Rousseau avait bien perçu, derrière la façade misogyne, l’attachement du philosophe à la "moitié du genre humain" faible et souffrante, par laquelle celui-ci tenait à la morale.

Voilà, je pense que j’ai fait le tour de ce qui constitue, à mes yeux :oops: , les causes essentielles de l’amour des femmes de son temps pour Rousseau… J’imagine que certains ici seront en désaccord avec moi. :bravo2:

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MessagePosté: 27 Juil 2008, 10:17 
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Régicide
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Je rajoute juste un mot, pour insister sur l'importance que Rousseau attribuait à la femme comme "moitié morale" de l'humanité, avec deux citations qui illustrent bien à quel point cette idée gouvernait toute sa pensée, dans ses oeuvres littéraires, comme dans sa vie privée.

Dieu sait s'il méprisait à bien des égards Thérèse, "sa servante", à laquelle il n'avait jamais pu apprendre à lire :( : pourtant il n'a pas craint de proclamer : "J'ai toujours regardé le jour qui m'unit à ma Thérèse comme celui qui fixa mon être moral" (Confessions IX). Et il est hors de doute qu'il en était profondément persuadé.

Et dans l' Emile, à la fin du livre V, lorsque le gouverneur abandonne finalement son élève, à qui le confie-t-il? A son épouse, à Sophie : "J'abdique aujourd'hui l'autorité que vous m'avez confiée... Voici (lui désignant la jeune femme) désormais votre gouverneur".

Désolée d'en rajouter une couche. :oops: :lol: Mais pour Rousseau, véritablement l'accès de l'homme au domaine moral passe par la femme, et l'on imagine assez aisément, je crois, que de telles formules aient pu susciter l'enthousiasme de son public féminin.

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MessagePosté: 27 Juil 2008, 16:50 
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Pour agrémenter un peu ce topic, qui devient trop austère par ma faute (pour changer :mrgreen: ), voici quelques illustrations empruntées à des éditions du XIXème siècle des Confessions. Elles représentent les femmes qui ont le plus compté dans la vie de Jean-Jacques, selon l'image conventionnelle qu'on se faisait de la carrière du philosophe à l'époque.

Les protectrices, les "amies-ennemies" : Madame de Luxembourg et Madame d'Epinay (cette dernière au moment où elle présente à Jean-Jacques l'Ermitage, avec la phrase célèbre : "Mon ours, voilà votre asile, c'est vous qui l'avez choisi, c'est l'amitié qui vous l'offre..." :? ).

Image Image

La maîtresse, le grand amour : Madame d'Houdetot (en travesti, ce qui ne correspond pas à la réalité de l'épisode :lol: )

Image

Enfin, la servante et l'épouse, Thérèse : dans la mansarde, et beaucoup plus tard, après le mariage, prenant le petit-déjeûner, avec son philosophe...

Image Image

Même si elles ont vieilli, j'aime beaucoup ce type de gravures :oops: . Sur notre sujet précis, je trouve que malgré leur caractère de poncifs rousseauistes, elles illustrent non sans finesse les rapports de Rousseau avec les femmes : entre servilité, romanesque et sérénité...

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MessagePosté: 27 Juil 2008, 17:38 
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Merci Claudine pour cette synthèse. :D

J'ai appris pas mal de choses sur Rousseau en quelques messages.

Oui sa conception de la Femme n'est pas sans rappeler ses racines chrétiennes. 8)

D'ailleurs à ce sujet Claudine, et je m'excuse par avance de cette digression, :roll: j'ai souvent lu que l'expansion fulgurante du christianisme, tout du moins aux Ier et IIème siècle, était principalement due à la place novatrice de la femme dans la société et à l'écho que cette place suscitait en elles...

Je relève des similitudes entre la conception rousseauiste et quelques éléments de la conception chrétienne originelle de la Femme (valeur morale, faiblesse naturelle, rôle prépondérant de l'Homme, ...)
J'occulte volontairement les conceptions extrêmes dont certains ont usé sans vergogne dans les siècles qui ont suivi :lol: :cry: (Madone intouchable ou pécheresse originelle) car on serait vraiment hors-sujet. :ptdr: :neuneu:

Les deux "enthousiasmes" (s'ils sont avérés) peuvent-ils être comparables ?

PS : Charmant votre Totoro ! :lol:

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MessagePosté: 27 Juil 2008, 17:47 
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Excusez-moi, Pingui-Marigny : je ne suis pas certaine de bien comprendre votre question (c'est la fin de la journée, je suis fatiguée, et en plus je suis un peu bête, vous le savez bien :oops:).

Vous voulez savoir si le succès du christianisme primitif auprès des femmes des premiers siècles et celui du roussauisme auprès des femmes du XVIIIème siècle sont comparables, en ce que les deux "doctrines" proposaient une conception neuve de la femme et de son rôle dans la société, qui leur a attiré de nombreuses adeptes (ce qui, soit dit en passant, est très discutable dans le cas du christianisme, mais bon...)? :?:

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