Maria-Antonia a écrit:
Mais j'avoue que cette recette, si elle semble très bonne (sans les anchois pour moi !

) manque un peu de légumes !
L'anchois joue un rôle d'exhausteur de goût, comme le nuoc-man dans la cuisine asiatique ou le "magi" dans un pot au feu d'aujourd'hui, je n'ai jamais essayé mais je ne pense pas qu'il donne un goût de poisson à l'ensemble; il compense la perte d'une cuisson à l'eau (surtout quand on met la viande dans l'eau froide)
Les légumes de la recette ne sont pas ceux qui accompagne la viande comme dans le fricandeau (ou dans certaines marinades) ils servent à épaissir une sauce obtenue par réduction des sucs (je pense que c'est le coulis cité); la recette ne précise pas ce qui devait être évident: la viande doit être braisée après avoir été bouillie, on la dore en l'arrosant du jus de réduction. On pouvait obtenir une sorte de "laquage" en finissant par un une cuisson très lente (comme dans le gigot de sept heures) dans le four à pain encore chaud après la cuisson des miches et des tourtes pour optimiser son usage.
Le but était d'obtenir une viande très goûteuse malgré la cuisson à l'eau et très tendre pour les dentitions souvent défaillantes de l'époque (on dit que l'on pouvait servir un bon fricandeau à la cuillère!)