Merci Sam, pour ce sujet.
Je crois que les rois de France mangeaient plus de volailles que les empereurs mandchous.
Les repas étaient divisés en plusieurs services : potages, entrées, viandes bouillies, rôts, entremets (pour le Grand Couvert)
Voici deux menus portés sur les registres de la Bouche pour l'année 1683 :

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Dîner (notre actuel repas de midi)
Potages :
Deux grands potages : deux chapons vieux et quatre perdrix aux choux
Deux petits potages : six pigeonneaux de volière pour l'un et des crêtes de volaille pour l'autre
Deux petits potages hors d'oeuvre : un chapon haché et une perdrix
Entrées :
Deux grandes entrées : un quartier de veau de vingt livres et douze pigeons en tourte.
Deux petites entrées : six poulets fricassés et deux perdrix en hachis
Quatre petites entrées hos d'oeuvre : trois perdix au jus, deux dindons grillés, trois poulets gras aux truffes et six tourtes à la braise
Viandes bouillies :
Une pièce de boeuf de dix livres, un haut côté de mouton, un chapon, une pièce de veau, trois poulets
Rôt :
Deux chapons gras, neuf poulets, neuf pigeons, deux hétourdeaux (jeunes chapons ou poulets sur le point d'être chaponnés), six perdrix, quatre tourtes
Entremets :
Six perdrix, deux bécasses et trois sarcelles.
Souper
Potages :
Deux grands potages : deux chapons vieux et douze pigeons de volière
Deux petits potages : une perdrix au parmesan, quatre pigeons de volière
Entrées :
Deux grandes entrées : quatre perdrix à la sauce espagnole, deux poulets gras en pâté grillés
Deux petites entrées : six poulets et six livres de veau
Quatre petites entrées hos d'oeuvre : trois poulets gras, un faisan, tois perdrix et huit livres de veau
Viandes bouillies :
Un chapon, une pièce de veau, trois pigeons
Rôt :
Deux poulardes grosses, neuf, quatre hétourdeaux, neuf poulets, huit pigeons, six perdrix et quatre tourtes
Entremets :
Six livres de saucisses, quatre livres de boudin blanc et quatres livres de salpricon (ce dernier plat est composé de volaille, de gibier, de poisson, de truffes, de foie gras et de champignons, le tout mélangé et coupé en petits morceaux).
Le dimanche, le mardi et le jeudi, les entremets comprennent en outre un pâté et un chapon"
Les jours maigres, il n'y a point de viande sur la table du Roi, les potages sont faits de poisson bouilli avec des légumes et le rôt est composé de poisson grillé.
De plus, [i]"[...] quand le roi "fait carême", les repas ne comportent ni poisson, nI oeufs mais seulement des légumes. Le menu est alors composé de lentilles, d'épinards, de pois, de fèves et de pruneaux.
Ces jours-là, bien que les légumes soient abondants et variés, le roi a bien l'impression de faire pénitence, d'autant plus que tous ces légumes sont cuits à l'eau, sans aucun assaisonnement gras. [...]"

Sources :
Au couvert du Roi. XVIIème - XVIIIème siècles, par Roland Jousselin (éditions Christian, 1998)