Merci de l'explication, Dunkelgraefin. Je vais lire l'article dès que je pourrai. Mais je me permets de vous demander une chose en plus, parce que c'est un sujet qui m'intéresse vraiment et où je fais des confusions.
Est-ce que quand vous dites "le contexte particulier des petits appartements", vous voulez dire qu'il y avait un milieu spécial, où le roi n'avait plus son caractère sacré, où il devenait un homme normal?
Parce que, je vais faire une parenthèse un peu hors forum, j'espère que Louis-Auguste ne m'en voudra pas.

Quand j'ai lu ce trait, j'ai pensé au film de Stephen Frears sur Elizabeth II, qui est excellent me semble-t-il, dans sa réflexion sur le statut royal en Angleterre aujourd'hui. On voit dans ce film, la Reine entrer dans les cuisines, et tout de suite, le personnel est stupéfait, presque terrifié : et elle s'excuse, en expliquant qu'elle ne peut pas faire autrement, qu'elle doit recevoir un coup de fil urgent. C'est très normal de sa part, car elle leur impose sa "Présence" (dont il est question ailleurs dans le film, et qui oblige à des rites particuliers en face d'elle). Et on a des exemples un peu semblables des empereurs de Chine, pour revenir au XVIIIème siècle

. Quand par hasard l'empereur entrait en contact avec des gens, dans ses voyages ou lors de guerres, il s'excusait toujours, parce que c'était perçu comme une transgression qu'il leur imposait, une sorte de violence.
Mais en France, cela n'existait pas dans les petits appartements, le roi n'y avait plus de dimension religieuse, si j'ai bien compris?

Mais est-ce que ce n'était pas dangereux pour la royauté, de la couper, même temporairement et localement, de son caractère sacré?
