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MessagePosté: 01 Mai 2010, 08:25 
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:arrow: Notice extraite du catalogue Peintures françaises des XVII ème et XVIII ème siècles des musées d'Amiens, par Matthieu Pinette (Somogy, éditions d'art, 2006)


"Dans la commedia dell'arte le personnage de Pulcinella (Polichinelle) symbolise le bourgeois napolitain. Selon cette tradition italienne, il est invariablement vêtu d'un habit de toile claire, composé d'un pantalon large et d'une ample tunique retenue par une ceinture formant bouffant. Il porte des chaussures basses et noires, et un bonnet de laine pointu. Son visage est recouvert par un masque sombre cachant la seule partie supérieure des traits et dessinant un nez busqué.

Une figure si pittoresque ne pouvait que séduire les peintres français de passage en Italie : c'est ici le cas pour Hubert Robert. Arrivé à Rome en 1754 avec le nouvel ambassadeur de France, le comte de Stainville (futur duc de Choiseul), Robert obtient, grâce à l'appui de son protecteur, de séjourner à l'Académie de France et de bénéficier de l'enseignement dispensé par celle-ci.

En 1759, on lui octroie, du fait de son assiduité et de l'évolution très favorable et rapide de son talent, un poste de pensionnaire dans cette institution alors dirigée par le peintre Charles Joseph Natoire (Nîmes, 1700 - Castelgandolfo, 1777) qui, comme le directeur des Bâtiments du Roi, le marquis de Marigny, souhaite encourager le jeune peintre, protégé de l'ambassadeur.

Peu à peu l'art de Robert continue à s'épanouir et sa rencontre avec Fragonard, nouveau pensionnaire, puis avec l'abbé Richard de Saint-Non (Paris, 1727 - Paris, 1791), qui arrivent respectivement à Rome en 1756 et 1759 et avec qui il parcourt volontiers la péninsule, génère une heureuse évolution créatrice. Hubert Robert demeure en Italie jusqu'en 1765.

Le jeune homme a pu avoir l'occasion d'observer de tels déguisements lors du carnaval, comme en témoignent des dessins réunis dans un album de la Pierpont Morgan Library à New York. Les pensionnaires de l'Académie de France y prenaient d'ailleurs une part active et remarquée par la population de Rome. De plus le caractère bouffon, emporté et têtu de Polichinelle permettait à Robert d'exploiter ce goût pour l'ironie dont il fait volontiers preuve dans ses oeuvres.

Dans le premier panneau, un polichinelle peintre est assis sur un tonneau et, palette en main, ébauche un tableau placé sur un chevalet. A sa gauche une bouteille de vin et un verre témoignent de son goût pour la boisson. Près de lui, un chien joue avec un chat et, plus loin, dans la pénombre de l'atelier, deux autres polichinelles s'emploient à broyer des couleurs.


Image

(C) RMN / Agence Bulloz

Les Polichinelles peintres
par Hubert Robert (1733-1808)
vers 1760
huile sur bois
0,165 x 0,220 m
Amiens, Musée de Picardie
1894, donation Lavalard

Cliquez sur les images pour les agrandir.



Dans l'autre peinture, un polichinelle assis sur un tambour et deux de ses compagnons debout près de lui chantent joyeusement en suivant une partition dressée sur un lutrin rustique. Leur jovialité s'explique sans doute par la présence de quatre bouteilles de vin placées au sol et qui ont dû faciliter l'ardeur musicale des chanteurs qui hurlent allégrement.


Image

(C) RMN / Agence Bulloz

Les Polichinelles chanteurs ou musiciens
par Hubert Robert (1733-1808)
vers 1760
huile sur bois
0,165 x 0,220 m
Amiens, Musée de Picardie
1894, donation Lavalard


Hubert Robert a volontiers représenté des figures de peintres ou de dessinateurs au travail sur le motif, dans un paysage, dans une galerie ou dans un atelier. Le tableau de Rotterdam (musée Boymans van Beuningen), qui est peut-être un autoportrait de l'artiste, en est certainement le plus célèbre témoignage. Ici, le peintre traite le thème dans un esprit bouffon, bien représentatif de son caractère et de l'esprit enjoué des années romaines, qui n'est pas sans rappeler la manière de ses contemporains Giovanni Battista (Venise, 1696 - Madrid, 1770) et Gian Domenico Tiepolo (Venise, 1727 - Venise, 1804), à qui l'on doit de nombreuses oeuvres d'un esprit similaire."

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Otto de Habsbourg-Lorraine (20 novembre 1912 - 4 juillet 2011)


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