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 Sujet du message: La philosophie des Lumières
MessagePosté: 15 Mar 2006, 20:28 
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Le catalogue d'une autre exposition de la BNF (44 €). :wink:

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Présentation de l'éditeur :

"Le projet "Lumières ! Un héritage pour demain" est né du 11 Septembre. Le spectacle de ce monde encore enfumé par l'effondrement des tours fit alors resurgir les images des combats d'un autre âge. Les figures anciennes de ce que Voltaire nommait " l'Infâme " semblèrent ressusciter soudain pour entraîner les sociétés modernes dans une ronde funeste où la terreur rejoindrait la superstition et les préjugés les plus destructeurs.

Déjà, lors du Bicentenaire de la Révolution, qu'illustra de manière imprévue l'effondrement du communisme à l'Est, s'était affirmée une évidence double. Celle que les nirvanas promis avaient justifié tous les totalitarismes, mais aussi, d'un même mouvement, celle que le champ laissé libre risquait d'être envahi par d'autres perversions: le cynisme du marché, les tentations du relativisme, les brutalités de l'inégalité. Et c'est pourquoi s'imposait un recul plus lointain, jusqu'au temps des philosophes.

Pour rendre aux Lumières leur pleine vertu de force et d'inspiration, la Bibliothèque nationale de France a invité, autour de Tzvetan Todorov, un groupe d'intellectuels éminents. Ensemble, ils ont fait de cet ouvrage un manifeste propre à rappeler le rôle littéralement primordial qu'ont joué les Lumières, non seulement en Europe, mais dans le monde entier.

Tout le propos de ces trésors du XVIIIème siècle ici rassemblés est de rappeler le socle intellectuel et moral qu'il nous a légué, de rajeunir la réflexion critique et, enfin, de faire sortir du champ de l'érudition ces documents prestigieux en les offrant à l'examen de notre temps, pour la lucidité et pour l'action. "

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"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)


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 Sujet du message: Les matérialistes français au XVIIIème siècle
MessagePosté: 01 Nov 2006, 08:48 
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Voici un livre, fruit d'une réflexion collective, sorti aux Presses Universitaires de France à la mi-octobre qui ravira sans doute ceux qui s'intéressent à la philosophie politique (PUF - collection Fondements de la politique - 30 € )

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Présentation de l'éditeur :

"Le XVIIIe siècle est l'âge d'or du matérialisme français. Qu'il prolonge la doctrine de la nécessité des événements de Hobbes (d'Holbach), qu'il retourne la théorie des animaux machines contre Descartes pour penser l'homme machine (La Mettrie), qu'il renouvelle l'idée d'une science de l'homme à partir d'une critique de l'intériorité subjective (Helvétius) ou invente de nouveaux modèles (Diderot), on retrouve souvent dans les œuvres les plus importantes la tentative de fournir une explication homogène de la nature, de la société et de l'esprit. Mais cet âge d'or du matérialisme français, tout central qu'il fut dans la pensée des Lumières, n'y fut pourtant pas dominant. C'est pourquoi, outre son aspect proprement théorique, son style est polémique et critique: contre les fictions de la métaphysique, contre l'hypocrisie morale, contre la superstition religieuse. Affrontant directement les pouvoirs ecclésiastique, politique, universitaire, certains textes matérialistes ont vécu, comme on le sait, une vie clandestine et connu une histoire souterraine. Il est question ici de trois matérialistes français majeurs: La Mettrie, Helvétius et d'Holbach. Si ces trois auteurs sont privilégiés, c'est pour remettre au premier plan des œuvres qui ont été parfois éclipsées par l'ombre immense portée par une autre figure importante: Diderot. Mais Diderot n'est bien entendu pas absent du volume. Il se pourrait même que ce soit dans une confrontation avec lui que se dessinent les voies du matérialisme.'

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"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

Georg-Christoph Lichtenberg (1742-1799)


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MessagePosté: 15 Fév 2007, 21:48 
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J'attire votre attention sur le hors-série du Point de janvier-février. Il est en effet consacré au libéralisme : des sources à nos jours. Ainsi, de nombreux auteurs du XVIIIème sont cités : Smith, Turgot, Montesquieu, Hume, Burke ou encore le bon docteur Quesnay.

Le Point a sélectionné un texte marquant du libéralisme (page de gauche) et un auteur contemporain fait un commentaire dessus (page de droite).

Il se termine par des notices biographiques (pour presque tout savoir sur Dupont de Nemours ou M. de Boisguilbert).

Cet ouvrage est certes très large (puisqu'il parle des Autrichiens, des Chicago Boys ou encore des anarcaps), mais il permet de (re)découvrir des textes philosophiques fondateurs pour notre démocratie, pour ne pas oublier que Lumières et libéralisme sont intimement liés et que le libéralisme n'est pas qu'une doctrine économique.

Ce hors-série peut être vôtre pour 5,90 €.

Amicalement.

Pierre-Augustin.

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MessagePosté: 15 Avr 2007, 15:46 
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Un classique :

:arrow: La philosophie des Lumières, par Ernst Cassirer (Fayard, 1990, 1997 et 2007 - 24 €)

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir. :wink:

Présentation de l'éditeur :

"L'oeuvre de Cassirer nous offre une vision pluraliste du XVIIIème siècle. Sous cet éclairage, Rousseau redevient citoyen de Genève et Bayle le banni de Rotterdam, le cartésianisme se fait principalement hollandais et Voltaire l'interprète de Newton. Pour Cassirer, le XVIIIème siècle est ce foisonnement convergent qui rompt les frontières nationales comme les frontières de langues, de classes ou de disciplines.
Dans cette brillante synthèse, Cassirer s'emploie à balayer les poncifs. Certes, le XVIIIème siècle est le siècle politique, mais il est aussi un grand siècle religieux : celui de la lutte contre l'intolérance et la superstition, celui, surtout, de l'élaboration des fondements de la foi. Siècle qui marque la naissance de l'esprit historique, le XVIIIème a le sens de la relativité des valeurs. Enfin, il est le siècle de l'esthétique : toute théorie de l'art en viendra."


Qui est l'auteur ? :?:

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Ernst Cassirer (28 juillet 1874-13 avril 1945)

"Ernst Cassirer (1874-1945) fut professeur à Hambourg. Il démissionna en 1933 et enseigna en Suède puis aux Etats-Unis. "La Philosophie des Lumières" est le dernier ouvrage qu'il publia en Allemagne."

_________________
"Les habitants de Tahiti envoyèrent à M. Cook un cochon et une jeune fille en signe de bienvenue. Moyen de combler deux sortes d'appétit."

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 Sujet du message: Les passions intellectuelles. E. Badinter
MessagePosté: 24 Avr 2007, 18:04 
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Vu en librairie…
Vient de paraître le tome 3 d’une série qui me semble (ait) très intéressante.
Peut-être moins ambitieux que ceux-ci, j’avais lu d’autres livres d’E. Badinter : la plume est gracieuse, et ses réflexions sont riches et documentées.
Voilà. A mon humble avis. :wink:


:arrow: Les Passions Intellectuelles - Tome 3 : Volonté de pouvoir (1762-1778) de Elisabeth Badinter

Chez Fayard (18 avril 2007)
Prix éditeur : 22 euros.

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:idea: La critique du quotidien Le Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 876,0.html


:idea: Et celle de Mona Ozouf, dans Le Nouvel Observateur du 12 avril 2007 :

Dans le tome III de ses «Passions intellectuelles», Elisabeth Badinter décrit le goût des monarques pour les penseurs.
Le merveilleux XVIIIe siècle, où Elisabeth Badinter circule avec l'intelligente souplesse que donne une longue familiarité, a son moment béni, sur lequel elle clôt son exploration des «passions intellectuelles» : les années, entre 1762 et 1778, où la philosophie peut se croire la reine des rois.
Ces derniers viennent en effet de s'aviser que «les princes seulement princes» ne sont rien sans l'onction des philosophes, seule capable de les faire passer à la postérité. Quant aux philosophes, devant ces despotes désormais «pénétrés de leurs obligations», ils croient toucher la terre du gouvernement rationnel.
Entre les uns et les autres, Elisabeth Badinter excelle à dessiner le ballet de la séduction réciproque.




:arrow: Les passions intellectuelles, tome 1 : Désirs de gloire (1735-1751) de Élisabeth Badinter

Chez Fayard (19 août 2002)
543 pages, prix éditeur : 22 euros

Image

Note de l’éditeur :

L'intellectuel ambitieux, disait Diderot, "c'est un être qui se plaît à méditer ; c'est un sage ou un fou, comme il vous plaira, qui fait un cas infini de la louange de ses semblables et qui tente une grande découverte pour se faire un grand nom, et éclipser par son éclat celui de ses rivaux, l'unique et le dernier terme de son désir".
Au XVIIIe siècle, l'éloge de ses pairs ne suffit plus. La naissance d'un opinion éclairée que l'on veut séduire modifie la donne. Désirs de gloire, quête des honneurs, volonté de pouvoir, telles sont les grandes passions qui agitent nombre d'intellectuels depuis le siècle des Lumières, lequel voit se développer la puissance de la presse et, avec elle, le tourment de la célébrité.
Philosophe, observatrice de l'évolution des mentalités et des moeurs, Elisabeth Badinter ouvre ici le premier volet d'une fresque sur ces passions intellectuelles qui sont toujours les nôtres.


:arrow: Les Passions intellectuelles, tome 2 : Exigence de dignité (1751-1762)
de Elisabeth Badinter

Toujours chez Fayard (4 septembre 2002)
460 pages, prix éditeur : 20 euros.

Image

Amazon.fr :

Le XVIIIe siècle français, l'école nous l'a appris, fut le siècle des philosophes. Mais comment les Diderot, d'Alembert, Voltaire, Rousseau firent-ils valoir les droits de la raison et le goût pour l'indépendance d'esprit dans une société dominée par les honneurs de la Cour et la censure de l'Église ?
Ce n'est pas en pures intelligences animées par le seul amour de la vérité que les philosophes formèrent leur "parti". Au sein du réseau de collaborations et d'amitiés qui se tissa, bien au-delà des frontières françaises, autour du formidable projet de l'Encyclopédie, les passions furent à l'œuvre.
Les querelles et les rivalités ne manquèrent pas, les conflits de personnalités purent même atteindre une extrême violence.
Ces tensions entre partisans du savoir et de la liberté de pensée affaiblissaient la cause de leur combat commun, cause qui était loin, à l'époque, d'être véritablement soutenue par l'opinion.
Les charges régulières des jésuites contre les savants sans religion témoignaient, par leur fréquent succès, de la fragilité de l'autorité dont jouissaient les grandes figures intellectuelles du siècle.
Élisabeth Badinter, dans le deuxième volume de son ouvrage consacré à la vie intellectuelle française du XVIIIe siècle, circonscrit son investigation à une séquence d'une dizaine d'années où le camp des encyclopédistes frôla plus d'une fois la dislocation et parvint in extremis à se recomposer, derrière Voltaire, dans le combat pour la révision du procès Calas.
En nous faisant circuler dans la complexité d'une période qu'elle connaît bien, l'auteur nous livre une chronique érudite et claire sur les hommes des Lumières.

Présentation de l'éditeur :

Les Passions intellectuelles éclairent de façon inédite la société des Lumières, cette " tribu " intellectuelle qui inaugure les temps modernes, ses grandeurs et ses faiblesses. Dans le premier volume : Désirs de gloire, on a vu se dessiner une nouvelle figure du savant, incarné par Maupertuis, qui rêve de l'onction de l'opinion publique naissante.
Ce deuxième volume : Exigence de dignité s'ouvre sur l'image des philosophes aux prises avec leurs propres contradictions.
A présent plébiscités par l'opinion publique, les Encyclopédistes, par la voix de D'Alembert, appellent désormais au respect de leur indépendance. En effet, que valent la gloire et l'argent s'ils se paient de la compromission et de la soumission à l'égard des grands ? Si rivalités et ambitions personnelles ont un temps raison de leur posture morale, le combat de Voltaire pour la réhabilitation de Calas va restaurer la crédibilité entamée de ceux qu'on risquait de ne plus percevoir que comme de pédants donneurs de leçons.


Edit (mai 2008)


:idea: En complément, le lien vers cette émission radio, entretien avec E. Badinter, archivée ici. :wink:

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MessagePosté: 03 Nov 2007, 22:40 
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Une nouveauté dans les bacs... :wink:

:arrow: Subversives Lumières : L'Encyclopédie comme machine de guerre
de Véronique Le Ru
Editeur : CNRS (octobre 2007)
Collection : Cnrs philosophie
180 pages , 20 euros

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Présentation de l'éditeur

L'Encyclopédie, politiquement incorrecte ? Surtout si on la lit avec les lunettes de ses auteurs ! Non pas par ordre alphabétique mais en suivant les renvois internes subtilement organisés par ses éditeurs pour dire à mots couverts ce que l'on ne peut exprimer tout haut.
Véronique Le Ru reconstitue ainsi, dans cette anthologie thématique la pensée en réseaux de Jaucourt, Diderot, Rousseau, d'Holbach, D'Alembert, sur la question de l'Église et l'État, la délation, le luxe, l'esclavage...
Les Lumières, parfois conservatrices ? Les Encyclopédistes, souvent contradictoires ? Peut-être, mais quel souffle de liberté et quel appel, toujours, à l'émancipation ! Une lecture actuelle, décapante, à l'heure des conformismes de tout poil.


Biographie de l'auteur

Maître de conférences à l'Université de Reims, Véronique Le Ru est spécialiste des Lumières, en particulier de D'Alembert.

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MessagePosté: 18 Avr 2008, 18:34 
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:arrow: Louis-Claude de Saint-Martin. Un Illuministe au siècle des Lumières, par Nicole Jacques-Lefèvre (éditions Dervy, 2003 - 19 €)

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Présentation de l'éditeur :

"Il est aujourd'hui reconnu que le Siècle des Lumières fut aussi celui de l'Illuminisme, et que Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803), le Philosophe Inconnu, fut l'un des plus importants représentants français de ces " théosophes " auxquels Diderot consacra un article de l'Encyclopédie.

On tente ici une analyse de ses théories, de l'imaginaire qui s'y exprime, de ses conceptions de la nature et du devenir de l'homme dans le monde, de sa réaction à l'événement révolutionnaire. On veut surtout tenter de comprendre la relation particulière qui, dans ses textes, se noue - ni opposition absolue ni adhésion - avec les obsessions et les idéaux des Lumières.
Enfin, c'est une philosophie autre, une réflexion originale sur les signes, et une poétique dont les échos s'entendront au-delà même du Romantisme, que l'on se propose ici d'étudier."


Qui est l'auteur ? :?:

"Nicole Jacques-Lefèvre est professeur à l'Université de Paris X Nanterre. Spécialiste de la littérature du XVIIIème siècle et des rapports entre la littérature et les discours du savoir et de la croyance, elle a publié de nombreux articles et des ouvrages sur l'œuvre de Louis-Claude de Saint-Martin, l'histoire de la sorcellerie et les textes de démonologie de la fur du Moyen Age au XIXème siècle."

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 Sujet du message: Re: La philosophie des Lumières
MessagePosté: 15 Mai 2010, 09:54 
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Je signale la sortie, en format poche, du Tome 1 des Passions intellectuelles, d'Elisabeth Badinter (voir les messages précédents).
Environ 8 euros

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Les autres tomes suivront...

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