Un volume de
Mélanges en hommage à Daniel Roche vient de paraître :
La Grande Chevauchée. Faire de l'Histoire avec Daniel Roche, sous la direction de Vincent Millot, Philippe Minard et Michel Porret (Droz,
Bibliothèque des Lumières, 2011 - 57,50 €)
Présentation de l'éditeur :"Plutôt qu'un hommage académique, la Grande Chevauchée ouvre une perspective sur un atelier collectif, animé avec passion et sens de la fraternité par Daniel Roche, en véritable "républicain des Lettres " qu’il est.
Issu des travaux du séminaire d’Histoire des Lumières tenu au Collège de France, ce volume entend donner l’image vivante d’une méthode, celle d’un échange égalitaire et libre entre chercheurs d’horizons et de générations différentes, une méthode que Daniel Roche a pratiquée avec chaleur et générosité durant sa carrière.
On y retrouvera tous les thèmes qui ont été travaillés et renouvelés par Daniel Roche, dans la fidélité au projet émancipateur des Lumières, et avec un double souci : assumer l’héritage historiographique pour mieux innover, et donner à voir un "intellectuel collectif " à l’ouvrage."Sommaire :-Ouverture : R. Chartier, "Entre utilité et plaisir, le travail d'un historien ".
Première Partie : pour l'histoire sociale-P. Minard, « L’histoire sociale en héritage »
-K. Beguin, « Les frontières sociales de la rente : réflexions à partir du Peuple de Paris »
-P. Péveri, « De l’aveu à la taxinomie : le monde des voleurs dans le Paris de la Régence »
-N. Schapira, « Identités de papier. Les Républicains des lettres et la production des identités sociales ».
Deuxième Partie : sociabilités-A. Lilti et S. Van Damme, « Un Ancien Régime de la sociabilité ? L’héritage des Républicains des lettres »
-A. Romano, « Ordres religieux et sociabilité intellectuelle : le cas jésuite »
-M. Pia Donato, « D’un modèle à l’autre : académisme et sociabilité à Rome au XVIII
ème siècle »
-P. Y. Beaurepaire, « Sociabilité et Franc-maçonnerie : propositions pour une histoire des pratiques sociales et culturelles des Lumières ».
Troisième Partie : production et consommation-D. Margairaz, « Production et consommation sous l’Ancien Régime »
-M. Belfanti, « La mode : aux origines d’une institution sociale »
-G. Bernasconi, « L’objet portatif : matérialité et usages »
-B. Blondé, « Entre cheval et choses banales. Anvers et les paradoxes de la naissance de la consommation, XVII
ème-XVIII
ème siècle »
-N. Coquery, « Au miroir des marchands. L’almanach de commerce au XVIII
ème siècle : entre annuaire et dithydrambe »
-H. Homburg, « Plaidoyer pour une histoire culturelle de l’argent (Allemagne, XVIII
ème s.) ».
Quatrième Partie : circulations et appropriations culturelles -V. Milliot, « Le vitrier et l’académicien. Comprendre les motifs du changement »
-P. Brioist, « Dire le fer : les mots de l’escrime en Europe à la Renaissance »
-I. Brian, « L’art et la manière de prêcher : la prédication entre communication orale et publication écrite »
-G. Chabaud, « La langue des guides en France et en Europe au XVIII
ème siècle »
-M. Infelise, « Gazettes et information politique en Italie du XVI
ème au XVII
ème siècle »
-S. Juratic, « D’une langue à l’autre: traduction et édition en France au XVIII
ème siècle »
-V. Sarrazin, « D’un média à l’autre : les échanges entre livre et presse au XVIII
ème siècle »
-F. Waquet, « L’Europe latine des Républicains des lettres »
-L. Hilaire Pérez et C. Lanoë, « Pour une relecture de l’histoire des métiers : les savoirs des artisans en France au XVIII
ème siècle ».
Cinquième Partie : consommations culturelles C. Guichard, « De la collection à l’amateur. Consommations culturelles et amour de l’art à Paris au XVIII
ème siècle »
-A. Saada, « Economie institutionnelle : consommation et production culturelles à la bibliothèque universitaire de Göttingen au XVIII
ème siècle »
-C. Rabier, « Posséder les savoirs. Les catalogues de vente des bibliothèques des chirurgiens français et britanniques (1760-1830) »
-M. Virol, « Des Iroquois aux Illustres, la collection d’un intendant de Louis XIV, enjeux et passion »
-M. Thébaud Sorger, « Le musée scientifique autour de 1785. Des pratiques curieuses aux projets utiles ».
-Postface : M. Porret, « Daniel Roche cavalier : un intellectuel collectif au travail ».