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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 01 Fév 2009, 09:47 
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Inscription: 28 Sep 2007, 13:04
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Merci d'avoir apprécié mon explication. :)

Claudine a raison, je pense : Green Snake est un film d'une grande splendeur visuelle. C'est presque trop, :shock: : aussi, certains spectateurs le supportent mal, parce qu'ils se sentent les yeux saturés par les couleurs, les lumières éblouissantes, les mouvements extravagants :? . La fin est souvent jugée incompréhensible :oops: , parce qu'elle est trop expérimentale, presque abstraite, dans le traitement de la couleur et des formes. :shock:

C'est pour cela qu'il est très bon de lire la nouvelle auparavant, même la forme courte de Feng Menglong, pour bien comprendre de quoi il retourne. Ensuite il n'y a plus de problème. :lol:

On connaît très peu Tsui Hark en France, je crois, hors les milieux chinois, et ceux aussi des passionnés de cinéma de HK :oops: : mais il faut savoir qu'il est un peu le "père" ou l'inspirateur d'un type de film chinois très esthétisant, et "compliqué" visuellement, comme les derniers films de Zhang Yimou ou de Chen Kaige. Quand les décors sont gorgés d'une couleur intense, ou quand les arbres entiers virent au vermillon ; quand on voit des lacs tout bleus ou tout verts avec des personnages virevoltants, dans Hero, par exemple, ce sont des imitations de certains effets inventés par Tsui Hark et "améliorés" (je ne trouve pas, moi :oops: ) pour le public occidental.
Green Snake a longtemps été impossible à voir en France, mais il est maintenant facile à trouver parce qu'il a été publié par la collection des HK Vidéos. Une bonne option, peut-être, est de le prendre en coffret : il y est associé avec un autre film de Tsui Hark, L'auberge du Dragon, dont on ne peut pas parler ici car il n'est pas relié au XVIIIème siècle, mais qui est aussi très réussi et surprenant (et un peu difficile à comprendre, je crains :oops: ).
Voici la jaquette du coffret.

Image

J'espère que quelqu'un ici le regardera, et nous dira ce qu'il en pense. :wink:

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Kong Tseu, La Grande Etude


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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 01 Fév 2009, 15:26 
Citation:
C'est pour cela qu'il est très bon de lire la nouvelle auparavant, même la forme courte de Feng Menglong, pour bien comprendre de quoi il retourne. Ensuite il n'y a plus de problème. :lol:

Je vais suivre ce judicieux conseil, Sam et scrupuleusement, et me commander ce merveilleux coffret. :D
Merci infiniment pour ce complément d'informations ! :wink:


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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 03 Mai 2009, 18:18 
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Inscription: 20 Fév 2005, 18:49
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Pour conclure ce sujet sur les adaptations cinématographiques de Pu Songling, voici une brève présentation de celle donnée par King Hu dans A Touch of Zen : la plus belle et la plus profonde qui existe, mais aussi sans doute la plus originale, et la plus difficile à appréhender pour le spectateur peu habitué au cinéma chinois. :oops:

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Le film, tourné à Taiwan et sorti en 1971, est l'adaptation du même titre de la nouvelle Hsia Nu, littéralement La fille admirable, parfois traduit en français par La vengeresse.
L'histoire n'est pas facile à raconter :oops: : dans les grandes lignes, c'est celle de la belle et malheureuse Yang Hui Chen. Son père, fonctionnaire vertueux, a été assassiné par la police politique d'un eunuque corrompu, et elle-même vit aux abois, cachée dans une vieille forteresse abandonnée, qu'on dit hantée. Grâce à l'aide qu'elle reçoit d'un scribe de village tombé amoureux d'elle, et de moines bouddhistes peu orthodoxes, elle parvient à se venger... Mais son destin ne s'arrêtera pas là.

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Les deux titres « inventés » pour le public occidental, Les Héroïques, et A Touch of Zen, rendent mal compte du contenu réel du film, qui dépeint le parcours initiatique d'une jeune fille, de l'innocence à l'illumination bouddhique en passant par la déchéance, le deuil et le crime.

Dans son rapport à l'œuvre de Pu, A Touch of Zen est paradoxal : à certains égards, il en constitue probablement l'adaptation parfaite, tant dans l'esprit que dans la forme. Après avoir contemplé la vision de King Hu, on n'imagine plus autrement le monde des Contes extraordinaires : le village isolé, peuplé de braves gens courageux, la forteresse abandonnée, friche du monde civilisé que ronge une végétation merveilleuse et inquiétante, demeure des malheureux et refuge temporaire des esprits errants, les montagnes et les forêts de bambous où errent et se croisent hommes et démons, tous en chemin vers une hypothétique réconciliation... Tout cela prend vie sous nos yeux, avec une poésie visuelle extraordinaire, tandis qu'une bonne partie de la galerie de personnages des contes passe au fil de cette histoire complexe : un lettré misérable et vertueux, un haut fonctionnaire corrompu et cruel, des soldats empêtrés dans leur propre violence, une veuve courageuse et préoccupée de l'avenir de son fils, une belle en détresse, des moines aux pouvoirs mystérieux...

Image Image


Mais si la trame d'origine est bien celle de la nouvelle de Pu, King Hu ne la suit avec fidélité que jusqu'à la moitié du film, avant d'y injecter un matériau différent, reflet de sa propre préoccupation religieuse et existentielle. D'une histoire de vengeance assez simple, il tire une ambitieuse médiation sur la nature humaine et les voies du salut dans un monde hanté par la souffrance et la cruauté : presque un exposé doctrinal du Zen :shock: . L'usage d'un cadre naturel exceptionnel, présenté non comme un décor mais comme la substance même du monde où se déroulent les tristes destinées humaines -montagnes et plantes, cascades et bambous sont des figures à part entière, et l'on a pu écrire sans exagération que le principal, voire l'unique personnage réel du film était la lumière :shock: , se combine avec des procédés expérimentaux extrêmes, destinés à transmettre en images certains concepts bouddhistes -notamment l'opposition entre samsâra et nirvana. La fin, que je ne dévoilerai pas, est à cet égard prodigieuse, du jamais vu sur un écran. C'est ce qui rend le film profondément fascinant et unique, mais aussi étrange et déroutant.

Malgré toute mon admiration pour cette œuvre, que je considère simplement comme une des plus merveilleuses de toute l'histoire du septième art, je serais donc tentée de la déconseiller pour une première approche de l'univers de Pu au cinéma. Et encore davantage si cette première approche devait être une première approche du cinéma chinois... Ne serait-ce que par sa durée (trois heures! :o ) mais aussi par sa lenteur, son caractère contemplatif, sa présentation complexe de la matière narrative, le film a de quoi rebuter le spectateur non prévenu.

Je dois ajouter en conclusion que les éditions DVD disponibles en France et plus largement en Europe sont proprement honteuses et ne donnent qu'une faible idée de la splendeur du film :oops: . Je ne sais pas pourquoi un tel chef d'œuvre n'a pas encore bénéficié chez nous d'une édition à sa mesure. Les curieux ont donc intérêt à se rabattre sur les éditions asiatiques : celle de Hong Kong est excellente.

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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 05 Mai 2009, 06:50 
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C'est encore un exposé destiné à dégoûter les lecteurs de voir le film, ça, Claudine. :shock: :mrgreen:

Qui aura envie de regarder Touch of Zen après vous avoir lue? :oops:

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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 05 Mai 2009, 18:04 
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Mais non, Sam, je ne cherche pas à dégoûter les membres et lecteurs du forum de regarder le film de King Hu :shock: :oops: . Simplement, je préfère le présenter pour ce qu'il est, et pas pour autre chose : un chef d'oeuvre, ambitieux, complexe et d'accès difficile. Je sais très bien que pas mal de spectateurs ont été déçus, et se sont ennuyés, pour avoir tenté de le regarder à la suite de présentations idiotes, du genre "le meilleur wu xia pian jamais tourné", ou "l'origine de Tigre et Dragon"... :shock: :shock: C'est vraiment dommage et je ne veux pas reproduire ici ce genre d'erreur.
Si on veut regarder un grand film de chevalerie chinoise, c'est autre chose qu'il faut voir (éventuellement de King Hu d'ailleurs, comme L'hirondelle d'Or par exemple) ; A Touch of Zen, c'est si l'on a envie de contempler et de méditer... Il y faut de la patience, de la disponibilité d'esprit, et une certaine connaissance de la culture chinoise, je n'en démordrai pas.

Après, je n'y peux rien si les DVD européens sont exécrables, je suis la première à le déplorer, mais là aussi, je préfère prévenir.

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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 05 Mai 2009, 22:11 
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Les forumistes anglophones pourront, s'ils le veulent, découvrir des commentaires en complément de celui de Claudine, à propos de ce film Xia nu (son titre original), sur le site Imdb.

N'ayant pas vu ce film, je ne saurais être d'aucune utilité en matière d'avis. Je me contente de vous indiquer cette piste parce que c'est une base de données que je consulte assez souvent.

A la lecture des commentaires sur imdb, je comprends bien ce que Claudine nous dit de ce film : ce n'est pas "fuyez ce film", mais plutôt "attention, ne vous plongez pas dans ce film sans vous y être préparés". En tout cas, c'est ce que je ressens de ses mots.
Si j'osais une comparaison (dix-huitiémiste), je dirais que c'est comme prévenir qu'il ne faut pas se plonger dans Barry Lyndon sans y être un peu préparé.

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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 06 Mai 2009, 13:28 
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Mais oui, c'est tout à fait ce que je veux dire, Xavier. :D Et merci pour le lien, les quelques messages que j'ai lus donnent des avis intéressants, et qui pointent bien certaines particularités du film.

Le parallèle avec Kubrick et son Barry Lindon est parfaitement pertinent. Certes, on ne saurait comparer directement ni les deux cinéastes, ni les deux oeuvres, mais il y a suffisamment de points communs pour que l'analogie fonctionne. Dans les deux cas notamment, le film offre au regard et à l'esprit des effets visuels et narratifs inédits ailleurs, qui ont été inventés par le réalisateur pour transmettre quelque chose de neuf : et dans les deux cas, le résultat est éblouissant, mais pas seulement car il plonge le spectateur dans un univers unique et fascinant ; l'innovation technique sert en effet la profondeur d'une vision particulière du monde. Je ne vais pas développer ce parallèle, qui serait peu utile :oops: vu que personne ici, semble-t-il, n'a (encore! :lol: ) vu le film de King Hu, mais on pourrait le pousser assez loin. Il existe également des points communs entre Le "Roi Hu" et Kubrick, dans la puissance visionnaire comme dans un certain extrémisme esthétique : ce n'est pas un hasard si tous deux ont été accusés de faire des films élitistes et d'être mégalomanes... :lol:

Mais pour le spectateur français, il me semble que le film de Hu présente une difficulté supplémentaire par rapport à celui de Kubrick : c'est la manière dont il intègre profondément, au point d'en faire au fond sa substance même, de nombreux éléments de la culture traditionnelle chinoise. Si l'on peut discuter pour savoir si King Hu est le plus grand réalisateur de l'histoire du cinéma chinois (personnellement je le dirais volontiers, mais je sais bien qu'on pourrait lui opposer Fei Mu, ou Li Hangxiang :oops: ), on ne peut nier, je crois, qu'il est le plus totalement imprégné de la pensée chinoise - y compris dans ce qu'elle a de parfois obscur pour les occidentaux. :oops: Pour parler du film qui nous occupe, entre la littérature (celle du XVIIIème siècle mais aussi celle des Song et des Tang), la politique, l'usage esthétique de la nature, les arts martiaux et surtout, naturellement, la pensée du bouddhisme chan qui nourrit l'image au point qu'on peut y voir une "icône", au sens d'un dispositif visuel destiné à transmettre des concepts religieux, le spectateur français a de quoi réfléchir... Au risque de se perdre en route et de se décourager. :oops:

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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 06 Mai 2009, 16:07 
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Et alors, qu'est-ce qu'il faut faire pour se préparer à voir ce film, selon vous, Claudine? :?: :mrgreen:

Peut-être, il faut lire les trois Sûtras essentiels du Chan, les Sûtras dits "de l'Entrée à Lankâ", "des Dix Terres" et "du Dévoilement du Sens Profond," avec les commentaires de Hui Neng, pour comprendre cette doctrine religieuse, et puis les poèmes de Li Bai et de Du Fu pour saisir les allusions poétiques, le traité de la guerre de Sun Zi pour la partie stratégique, et puis des romans de l'époque Ming pour le contexte de la fiction... :shock: :oops: :mrgreen: C'est beaucoup, même pour un film de trois heures! :lol:

Moi j'ai une autre suggestion :lol: , parce que vous avez oublié un point essentiel dans votre présentation :oops: : il faut écouter de l'opéra chinois, du Huangmei et de l'opéra de Pékin. Ce sont les sources premières de la façon de filmer et diriger les acteurs de King Hu, qui était lui-même un acteur d'opéra de Pékin spécialisé dans les rôles de femmes. C'est très bien pour le forum, puisque ce sont des formes d'art nées au XVIIIème siècle, et cela explique beaucoup de traits du film. Mais peut-être c'est encore plus dur que de lire les Sûtras... :lol:

PS Vous avez oublié dans ce sujet, de parler de l'adaptation de Nie Xiao Qian en dessin animé, qui est intéressante à regarder également.

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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 08 Mai 2009, 12:34 
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Sam, vous êtes un moqueur, ce n'est pas bien. :mrgreen:

Mais vous avez raison de rappeler une chose importante, qui est l'influence de l'opéra sur de nombreux aspects du film, et notamment sur la façon dont sont chorégraphiés les combats. La gestuelle des personnages, les mouvements et le maniement des armes sont en grande partie empruntés à l'opéra de Pékin. C'est un trait qui, là encore, contribue souvent à dérouter les spectateurs.

Et après tout, pour s'y préparer, l'idée de regarder un peu d'opéra chinois ne me paraît pas mauvaise... Vous avez des suggestions dans ce sens, en restant évidemment dans le cadre d'oeuvres du XVIIIème siècle? :?:

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 Sujet du message: Re: Pu Songling au cinéma
MessagePosté: 08 Mai 2009, 18:38 
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Je ne crois pas, non. En réalité, c'était vraiment une plaisanterie de ma part. :oops:

Je pense qu'un jour, peut-être, je pourrai proposer un sujet sur l'opéra chinois au XVIIIème siècle, mais ce n'est pas nécessaire de mélanger ce thème avec celui du cinéma adapté de Pu Songling.

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