A défaut de pouvoir visiter Lunéville, rendez vous au château d'Haroué à quelques kilomètres de Nancy.
Sa reconstrudtion fut entreprise à l'initiative de Marc de Beauvau-Craon, ami d'enfance du duc Léopold de Lorraine et vice-roi de Toscane (son fils sera Maréchal de France, ministre de la guerre sous le règne de Louis XVI et le commanditaire de l'hôtel de Beauvau à Paris).
La construction du château d'Haroué est confiée à Jacques-Germain Boffrand (1667-1754) en 1720.
Le plan choisi par l'architecte est assez traditionnel puisque l'ensemble s'organise sur une plate-forme fossoyée, avec corps de logis en fond de cour et deux ailes en retour, le tout cantonné de quatre tours (on a longtemps cru que celles-ci étaient le vestige d'une construction antérieure, mais elles font partie intégrante du projet de Boffrand).
Quand au décor il est beaucoup plus novateur et subtil, notamment l'avant-corps central sur la cour (à mettre en parallèle avec celui de Lunéville) et les colonnades formant terrasses des ailes.
Les artistes mis à contribution ici ont tous laissé leur nom place Stanislas à Nancy, puisque les ferronneries sont de Jean Lamour (1698-1771) et la statuaire (notamment du parc) de Barthélémy Guibal (1699-1757).
Le château conserve des aménagements du XVIIIème siècle son vestibule, son grand escalier, son grand salon central, sa bibliothèque où les rayonnages sont scandés de pilastres ainsi qu'un salon chinois. Ce dernier est aménagé dans l'une des tours et son décor peint est dû à Pillement.
A noter également une série de tapisseries illustrant l'histoire d'Alexandre d'après des cartons de Le Brun, tissée au fil d'or et d'argent offerte par le duc Léopold à Marc de Beauvau-Craon.
Façade sur le jardin et cour.
Coupe du Corps de Logis et élévation d'une aile.
Sculptures.